Plan à 100 milliards pour le ferroviaire : selon Clément Beaune, "il est normal" que les autoroutes et le secteur aérien financent "davantage le train"

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Article rédigé par France Info
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Clément Beaune a confirmé qu'il y a "effectivement deux pistes très concrètes : une taxation sur les sociétés d'autoroutes et une taxation sur le transport aérien".

"Il est normal que la route finance davantage le chemin de fer, il est normal que le secteur aérien finance davantage le train", a souligné lundi 24 avril sur franceinfo le ministre délégué aux Transports Clément Beaune. "L'idée est de chercher des ressources pour financer le transfert d'un certains nombre de nos déplacements, de la route vers le rail et vers les transports publics", a expliqué le ministre. Taxer les autoroutes, "c'est une possibilité", a prévenu Clément Beaune afin de garantir la mise en œuvre du plan de 100 milliards d'euros d'investissements pour le ferroviaire d'ici à 2040, annoncé fin février par la Première ministre Elisabeth Borne.

Le président de la SNCF Jean-Pierre Farandou a appelé mercredi à mettre en place des taxes sur les types de transport qui ont un "impact plus négatif sur l'environnement".  "Je pense à l'aérien, je pense aux poids lourds et on a aussi les autoroutes qui sont une source de financement importante", a suggéré le patron du groupe ferroviaire. "C'est mon idée (…), j'en suis ravi", a assuré le ministre des Transports. "Il y a effectivement deux pistes très concrètes : une taxation sur les sociétés d'autoroutes et une taxation sur le transport aérien", a confirmé Clément Beaune.

"Pas dans un combat" avec "les concessions autoroutières"

"Je ne suis pas dans un combat" avec "les concessions autoroutières", s'est défendu le ministre des Transports, qui assure qu'elles sont "utiles". "Je ne suis pas en train de les dénoncer. Ce sont des grands champions français et parfois, on caricature le débat", a-t-il renchéri, expliquant que les sociétés d'autoroutes, notamment Vinci, Eiffage et Sanef, ont implanté par exemple des bornes électriques sur "toutes" les aires.

Néanmoins, en mars, le gouvernement a demandé au Conseil d'Etat de quelle manière il serait possible de raccourcir "de quelques années" la durée des concessions de certaines sociétés autoroutières, qui ont été plus rentables que prévu, a indiqué le ministre de l'Économie Bruno Le Maire. Le locataire de Bercy a reconnu devant les commissions des finances et du développement durable de l'Assemblée nationale que les calculs de rentabilité pour les actionnaires faits lors de la privatisation des autoroutes en 2006 n'avaient "pas été bons".

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