COP24 : "C'est un gâchis énorme" mais "les solutions sont entre les mains des citoyens", assure Jean-Louis Etienne

L'explorateur regrette le manque d'ambition affichée lors de la COP24 qui s'est achevée samedi en Pologne, mais place sa confiance dans les initiatives personnelles. 

L\'explorateur Jean-Louis Etienne lors d\'une conférence sur le climat à Toulouse, le 10 novembre 2017.
L'explorateur Jean-Louis Etienne lors d'une conférence sur le climat à Toulouse, le 10 novembre 2017. (REMY GABALDA / AFP)
#AlertePollution

Rivières ou sols contaminés, déchets industriels abandonnés… Vous vivez à proximité d’un site pollué ?
Cliquez ici pour nous alerter !

"Il y a urgence à faire quelque chose", a réagi Jean-Louis Etienne, alors que s'est achevée la COP24 sur le climat. Près de 200 pays ont mis sur les rails l'accord de Paris, mais sans nouvelle ambition sur les objectifs de réduction des émissions de CO2.

Un "ennemi invisible"

"C'est un gâchis énorme", a poursuivi l'explorateur français. "Cela veut dire que devant l'action absolument urgente à prendre sur ces émissions de gaz carbonique, les États sont impuissants", a-t-il regretté, alors que "les dérèglements sont à l'œuvre à l'heure actuelle"

"Le problème, c'est que le coupable est invisible. Si le CO2 dans l'atmosphère était noir, on dirait qu'il faut faire quelque chose. Mais on ne le voit pas. Et il est lié aux intérêts énergétiques, donc c'est compliqué", a estimé l'explorateur. "C'est compliqué parce que les États sont engagés dans des politiques économiques. Quand vous discutez avec l'Allemagne, la Pologne, la Chine ou l'Inde, ce sont des pays qui tournent au charbon. Or, le charbon, c'est l'ennemi numéro un du climat", a-t-il développé.

Des solutions au plus près du terrain

Pour Jean-Louis Etienne, les solutions appartiennent aux habitants. "J'ai un espoir, c'est que les citoyens prennent ça en main. Et ils le font déjà : on voit la quantité d'organisations non gouvernementales, les grandes villes, les entreprises qui prennent des décisions. Tout cela n'est pas d'une grande visibilité, mais les solutions sont entre les mains des citoyens", a-t-il assuré.