Convention citoyenne sur le climat : "Le projet de loi remis par le gouvernement n'a pas autant d'ambition que le travail que nous avons fourni", regrette l’un des participants

La Convention citoyenne pour le climat, voulue par Emmanuel Macron, s'achève dimanche 28 février. Les 150 participants sont réunis en visioconférence pour juger le travail du gouvernement sur le sujet.

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Radio France
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Une participante à la Convention citoyenne pour le climat, à l'Élysée, le 14 octobre 2020. (MAXPPP)

"On estime que le projet de loi remis par le gouvernement n'a pas autant d'ambition que le travail que nous avons fourni", a déclaré dimanche 28 février sur franceinfo Jean-Pierre Cabrol, co-président de l'association des participants à la Convention citoyenne pour le climat "Les 150".

Voulue par Emmanuel Macron, cette convention chargée de proposer des mesures pour réduire les émissions de gaz à effet de serre doit noter le gouvernement sur la prise en compte de ses mesures. "Sur le travail qui a été remis, c’est une première qui a fonctionné, indique le participant qui fait partie des citoyens tirés au sort. On a permis de renseigner les Français sur ce qui se passait au niveau climat. On a effectivement réveillé les consciences. Donc, une véritable utilité."

"Pas d'amertume, mais de la déception"

Démarrée en octobre 2019, la Convention a remis en juin dernier 149 propositions. Trois ont été rejetées par le président de la République. Le gouvernement comptabilise, au total, 75 mesures mises en œuvre et 71 en voie de l'être. "Je ne sais pas ce que ça veut dire en 'voie de l'être', réagit le co-président de l'association "Les 150". Dans le projet de loi qui est proposé, on a effectivement des mesures mises en place qui n’impactent pas vraiment la réduction des gaz à effet de serre."

Fierté et déception dominent donc. "On a eu un objectif qui était très ambitieux, résume Jean-Pierre Cabrol. Il n'y a pas d'amertume mais il peut y avoir de la déception. Il y a beaucoup de réalisme, en fait." Malgré le bilan qu’il tire de la Convention citoyenne pour le climat, Jean-Pierre Cabrol estime qu'"à partir du moment où le gouvernement prend en compte la parole citoyenne, il est essentiel que le citoyen participe à sa vie politique et à la vie de son pays. Et oui, c'est d'une utilité primordiale. Il n'y a pas de raison que d'autres citoyens ne puissent pas faire la même chose sur d'autres sujets".

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