4 Vérités - Delphine Batho : "On est dans une situation d’urgence absolue, d’urgence vitale"

Delphine Batho, candidate aux élections européennes du 26 mai prochain, est l’invitée des 4 Vérités, lundi 22 avril. Elle revient sur les chantiers qui doivent être mis en œuvre pour mener à bien une politique écologiste.

FRANCE 2
#AlertePollution

Rivières ou sols contaminés, déchets industriels abandonnés… Vous vivez à proximité d’un site pollué ?
Cliquez ici pour nous alerter !

Delphine Batho ne portera pas de liste aux prochaines élections européennes, mais sera cependant présente sur celle de Dominique Bourg, un écologiste convaincu. Une candidature alors qu’il y a déjà une liste "écologie", celle de Yannick Jadot. "C’est pour soutenir une liste citoyenne, qui est celle de toutes celles et tous ceux, quelles que soient leurs sensibilités politiques, qui considèrent que c’est l’écologie avant tout. On est dans une situation d’urgence absolue, d’urgence vitale. Il faut donc un nouvel outil pour qu’il y ait un bulletin de vote qui corresponde aux mobilisations des marches du siècle et des lycéens qui disent : ‘Ça suffit’ ", avance la députée.

"Faire de l’écologie intégrale"

Des propositions aperçues dans son livre Écologie intégrale, le manifeste. Dedans, Delphine Batho propose une rupture totale notamment avec le libéralisme et le socialisme. Des mesures radicales sont suggérées. "Ce n’est pas moi qui suggère des mesures radicales, c’est ce que disent les scientifiques. Il y a quatre vérités aujourd’hui : le réchauffement climatique qui s’accélère de façon dramatique, l’effondrement du vivant, l’épuisement des ressources et la santé humaine mise en danger par les pollutions de toutes natures […] il faut faire de l’écologie intégrale, c’est-à-dire que dans tous les domaines, on décide en fonction de l’écologie et on arrête de financer la destruction", explique l’ancienne ministre.

La députée Delphine Batho lors d\'une séance de questions au gouvernement, le 31 janvier 2018.
La députée Delphine Batho lors d'une séance de questions au gouvernement, le 31 janvier 2018. (ALAIN JOCARD / AFP)