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Aux Antilles, les pesticides pour bananes accusés d'être toxiques

Un laboratoire indépendant accuse deux produits d'être cancérigènes et un autre d'être un perturbateur endocrinien.

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France Télévisions
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Trois pesticides utilisés sur les bananes aux Antilles sont accusés d'être dangereux pour la santé.  (REGIS DOMERGUE / BIOSPHOTO / AFP)

Scandale sanitaire en vue en Martinique et Guadeloupe ? L'Institut européen de recherche sur les cancers liés à l'environnement (Eceri) alerte, dans un rapport, sur la "toxicité grave" de trois des cinq produits régulièrement répandus sur les bananes des Antilles, révèle Le Parisien (article payant), mardi 25 février. Les chercheurs "demandent un arrêt immédiat de leur utilisation", indique le professeur Dominique Belpomme, créateur de l'Eceri.

Trois foncigides figurent parmi les produits présentés comme dangereux : le propiconazole, le difénoconazole et le Gardian. L'étude révèle que les deux premiers sont potentiellement cancérigènes et neurotoxiques. S'ils sont inhalés, ils peuvent endommager le système nerveux. Le cas du Gardian est encore plus inquiétant. Les chercheurs affirment que ce produit altère la fertilité et peut se révéler dangereux pour le fœtus.

En face, les autorités affirment que des études sont en cours pour connaître la dangerosité de ces produits. Les producteurs de bananes, qui représentent 30% de l'activité agricole aux Antilles, montent eux au créneau. Pour leur porte-parole,  Eric de Lucy, ces accusations "sont fausses et instrumentalisées". "S'il y avait un risque pour la santé, on ne le ferait pas", assure-t-il.

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