Algues vertes : la famille d'un joggeur décédé attaque l'État

Les algues vertes pourraient être responsables de la mort de plusieurs personnes. En 2016, un joggeur avait perdu la vie dans les Côtes-d'Armor, sa femme attaque les pouvoirs publics devant la justice.

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Près de trois ans après le décès de son mari, Rosy Auffray demande justice et réparation. Pour elle, ce n'est pas une simple crise cardiaque qui a terrassé son conjoint. Le corps de Jean-René Auffray avait été retrouvé dans une vasière envahie d'algues vertes, réputées toxiques, dans les Côtes-d'Armor en 2016. Les écologistes locaux incriminent le sulfure d'hydrogène. Ce gaz dégagé par les algues est mortel à fortes doses.

600 000 € d'indemnisation demandés par l'avocat

En avril 2017, l'affaire avait été classée sans suite. L’autopsie pratiquée quinze jours après la mort du joggeur ne permettait pas d'établir un lien avec les algues vertes. Pas de condamnation possible au pénal, c'est donc maintenant le tribunal administratif qui va statuer. L'avocat de la famille demande 600 000 € d'indemnisation, car pour lui, les pouvoirs publics ont commis de nombreuses fautes. La justice n'a reconnu qu'une seule fois il y a dix ans un lien entre les algues vertes et un décès, celui d'un conducteur d'engins qui travaillait sur les plages.

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Une plage de Saint-Michel-en-Grève (Côtes-d\'Armor), envahie d\'algues vertes, le 9 août 2009.
Une plage de Saint-Michel-en-Grève (Côtes-d'Armor), envahie d'algues vertes, le 9 août 2009. (FRED TANNEAU / AFP)