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Sarkozy prend le RER, sans voyageurs

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France 2
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Le chef de l'Etat a traversé Paris à bord de l'une des nouvelles rames à deux niveaux, mises en service sur la ligne A du RER, lundi. "Une récupération politique" dénonce un élu PS d'Ile-de-France.

Deux heures avant un déjeuner de travail avec la chancelière allemande Angela Merkel pour tenter d'enrayer la crise de la zone euro, le chef de l'Etat français a traversé Paris en RER, de la station Vincennes à La Défense, lundi 5 décembre.

Il a emprunté l'une des nouvelles rames à deux niveaux mises en service sur le RER A qui devraient soulager un peu le calvaire quotidien du million de passagers de cette ligne bondée d'Ile-de-France. Ce déplacement présidentiel coïncide avec l'inauguration par le maire PS de Paris d'Autolib', le service de voitures électriques en libre-service. 

"Récupération politique"

L'Elysée assure ne pas avoir planifié cette visite en fonction de l'agenda de Bertrand Delanoë. Mais le président socialiste du conseil général de Seine-et-Marne, Vincent Eblé, "dénonce avec force la récupération politique" de Nicolas Sarkozy. Il souligne que "le financement de ce projet est intégralement supporté par le Syndicat des  transports d'Ile-de-France (Stif) et la RATP".

Un précédent au goût amer

Ce voyage très officiel dans un RER sans voyageurs fait écho à celui que Nicolas Sarkozy avait effectué en 2006 dans un Transilien. Alors ministre de l'Intérieur, il se rendait à la rencontre des usagers des transports franciliens pour leur parler sécurité. Avec un succès tout relatif, comme le montre cet extrait de l'émission "Envoyé spécial"...

Défenseur du service public

Nicolas Sarkozy s'est érigé en défenseur du service public, à cinq mois de l'élection présidentielle de 2012. 

Après l'inauguration de nouvelles rames à deux étages de la ligne A du RER, lundi 5 décembre 2011, le chef de l'Etat a évoqué la modernisation des réseaux de banlieue de la région parisienne à grand renfort de chiffres, lors d'un discours à La Défense.   

Il a ainsi rappelé que l'accord de janvier sur le Grand Paris avec les collectivités locales prévoit une enveloppe de 12,5 milliards d'euros pour la modernisation du réseau.

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