Biélorussie : l'Union européenne dénonce une élection "ni libre ni équitable" et menace de sanctions

"Il pourrait s'agir, entre autres, de prendre des mesures contre les responsables des violences observées", annoncent les 27 dans un communiqué.

Le drapeau européen flotte devant la Commission européenne, à Bruxelles, en Belgique, le 7 juillet 2020.
Le drapeau européen flotte devant la Commission européenne, à Bruxelles, en Belgique, le 7 juillet 2020. (ZHANG CHENG / NTB SCANPIX MAG / AFP)

Bruxelles réexamine ses relations avec la Biélorussie. L'Union européenne a dénoncé, mardi 11 août, une élection présidentielle "ni libre ni équitable" en Biélorussie à la suite de la réélection contestée du président Alexandre Loukachenko, qui a donné lieu à deux nuits de heurts entre police et manifestants à Minsk. L'UE a par ailleurs menacé de prendre des sanctions, dans une déclaration approuvée par les 27 Etats membres.

"Nous procéderons à un examen approfondi des relations de l'UE avec la Biélorussie. Il pourrait s'agir, entre autres, de prendre des mesures contre les responsables des violences observées, des arrestations injustifiées et de la falsification des résultats des élections", annoncent les 27 pays dans un communiqué.

L'Allemagne a appelé lundi les pays membres de l'UE à débattre de sanctions et a demandé à la Pologne à prendre des mesures pour restreindre l'usage de la force par les autorités biélorusses.

Un embargo sur les armes jusqu'en 2021

En février dernier, le Conseil européen a prorogé d'un an, jusqu'à la fin février 2021, un embargo sur les armes et les équipements susceptibles d'être utilisés à des fins de répression interne en Biélorussie.

L'UE a également prolongé un gel des avoirs et une interdiction de pénétrer sur le territoire européen visant quatre personnes désignées dans le cadre des disparitions non élucidées de deux personnalités politiques de l'opposition, d'un homme d'affaires et d'un journaliste en 1999 et 2000. Les premières mesures restrictives à l'encontre de la Biélorussie ont été instaurées en 2004, en réaction à ces disparitions.