Crash de la Germanwings : La Lufthansa justifie son silence

La Lufthansa a affirmé lundi qu'elle n'était pas tenue d'informer l'autorité allemande du transport aérien de la dépression dont avait été victime en 2009 Andreas Lubitz, le copilote de l'Airbus de la Germanwings qui s'est écrasé le 24 mars dans les Alpes françaises.

(Carsten Sporh, PDG de la Lufthansa © REUTERS/Wolfgang Rattay)

Fin de non-recevoir de la Lufthansa. La compagnie aérienne a répondu ce lundi à l'autorité allemande des transports aériens qu'elle n'était pas tenue de l'informer de la dépression d'Andréas Lubitz en 2009. Le copilote du vol de la Germanwings qui s'est écrasé dans les Alpes l'avait déclaré à son employeur.

Pas d'obligation d'informer

Selon l'examen des boîtes noires de l'appareil, Andreas Lubitz, qui s'était enfermé dans la cabine de pilotage, a délibérément lancé l'avion contre la montagne, entraînant avec lui dans la mort 149 personnes. Le jeune homme, explique lundi la  compagnie aérienne allemande, maison mère de Germanwings, avait passé avec succès ses examens de pilote avant que des règles plus strictes ne soient imposées en avril 2013. La Lufthansa ajoute qu'elle n'avait pas eu alors à informer le Luftfahrtbundesamt (LBA), l'agence allemande du transport aérien.

Certificats d'aptitude

Les nouvelles règles de 2013, poursuit-elle, ne remettaient en général pas en cause les certificats d'aptitude déjà délivrés ou les certificats médicaux remis par des médecins agréés. Andreas Lubitz avait suspendu pendant plusieurs mois en 2009 sa formation de pilote de ligne. A son retour, il avait informé par courriel ses instructeurs de la Lufthansa qu'il avait surmonté une période de profonde dépression. Il a été autorisé pour la première fois en 2012 à piloter des avions de ligne.

Le LBA a déclaré dimanche qu'il n'avait "pas du tout été informé " des antécédents médicaux de Lubitz avant le drame.