Pyongyang laisse entrer les Sud-Coréens pour les condoléances à Kim Jong-il

La Corée du Nord a accepté d'ouvrir sa frontière avec la Corée du Sud, afin que ceux qui souhaitent rendre hommage à Kim Jong-il puissent le faire.

Un homme lit un journal au sujet de la mort de Kim Jong-il, à Séoul (Corée du Sud), le 20 décembre 2011.
Un homme lit un journal au sujet de la mort de Kim Jong-il, à Séoul (Corée du Sud), le 20 décembre 2011. (PRAKASH SINGH / AFP PHOTO)

C'est une décision inédite. La Corée du Nord a annoncé vendredi 23 décembre qu'elle acceptait l'entrée sur son territoire des Sud-Coréens voulant présenter leurs condoléances pour la mort du dirigeant communiste Kim Jong-il. Une chose impossible en temps normal, sauf autorisation exceptionnelle fournie par les autorités des deux pays.

"De nombreuses personnes en Corée du Sud demandent à venir pour présenter leurs condoléances, justifie le gouvernement nord-coréen. Nos institutions ont dit qu'elles acceptaient respectueusement toutes les délégations sud-coréennes désirant venir pour présenter leurs condoléances et ont pris des mesures pour ouvrir toutes les voies aériennes et routières via Kaesong", ville nord-coréenne frontalière du Sud.

Pyongyang dénonce un blocage de Séoul

La Corée du Nord avait annoncé auparavant qu'elle n'accepterait aucune délégation étrangère chez elle pendant la période de deuil de treize jours décrétée après le décès, samedi, de Kim Jong-il.

"La sécurité et le confort de tous les visiteurs sud-coréens pendant leur visite sera garantie. Il s'agit d'un signe de courtoisie et de respect envers le cœur chaleureux des Sud-Coréens qui souhaitent partager le chagrin de notre deuil national", a précisé le régime. Mais Pyongyang a reproché au gouvernement de la Corée du Sud "de s'opposer à ces visites en bloquant leur passage".

Séoul, qui n'enverra aucun représentant officiel, n'a autorisé que deux délégations à se rendre aux obsèques - la famille de l'ancien président sud-coréen Kim Dae-jung et la présidente du groupe industriel sud-coréen Hyundai, Hyun Chung-Eun. D'après Pyongyang, "les relations intercoréennes peuvent s'améliorer ou complètement s'effondrer en fonction des décisions du Sud. De ce point de vue, les visites de condoléances constituent une affaire importante pouvant déterminer l'avenir de ces relations".