Le prix Albert-Londres décerné à la journaliste Elise Vincent du journal "Le Monde"

Un documentaire sur la Corée du Nord a également été récompensé dans la catégorie audiovisuel.

Le siège du journal \"Le Monde\", à Paris.
Le siège du journal "Le Monde", à Paris. (MANUEL COHEN / AFP)

C'est une récompense prestigieuse pour les journalistes. Le prix Albert-Londres a été remis à la journaliste Elise Vincent, du journal Le Monde, lundi 22 octobre, à Istanbul (Turquie). Elle est récompensée pour une série de six enquêtes, publiées entre juin 2017 et juin 2018, parmi lesquelles "Le djihad derrière les barreaux", sur l'échec de la prise en charge des détenus radicalisés ou encore "Le dossier Logan", sur le terrorisme d’extrême droite.

Les membres du jury ont salué "la constance et la rigueur" avec lesquelles la journaliste couvre "les crispations françaises" depuis plus de huit ans, dans le quotidien du soir. "Recevoir le prix Albert Londres est une immense joie, mais c'est aussi l'honneur d'un énorme héritage d'excellence", a déclaré Elise Vincent. "J'espère pouvoir contribuer à le transmettre, a fortiori au milieu des bouleversements qui chahutent nos sociétés et notre écosystème médiatique."

Dans la catégorie audiovisuel, le prix Albert-Londres a été décerné à Marjolaine Grappe, Christophe Barreyre et Matthieu Celard pour leur documentaire Les Hommes des Kimdiffusé sur Arte. Les trois journalistes indépendants y dévoilent comment la Corée du Nord, l'un des pays les plus pauvres de la planète, est parvenue à se doter d'un arsenal nucléaire. Le prix du livre a été remporté par Jean-Baptiste Malet pour L'Empire de l'or rouge (Fayard), une enquête qui décortique l'économie du concentré de tomates et expose les rouages de la mondialisation.