Hong Kong : les manifestants en appellent à Londres et lancent des cocktails Molotov, la police riposte au canon à eau

Des dizaines de milliers de manifestants, qui dénoncent le recul des libertés dans le territoire, ont bravé l'interdiction pour descendre à nouveau dans les rues, dimanche. 

Des canons à eau sont utilisés contre des manifestants à Hong Kong (Chine), le 15 septembre 2019.
Des canons à eau sont utilisés contre des manifestants à Hong Kong (Chine), le 15 septembre 2019. (NICOLAS ASFOURI / AFP)

La tension reste toujours très forte à Hong Kong. La police hongkongaise a tiré, dimanche 15 septembre, des grenades lacrymogènes et utilisé un canon à eau contre des contestataires qui lançaient des pierres et des cocktails Molotov lors d'une manifestation interdite. Des dizaines de milliers de manifestants ont bravé l'interdiction pour descendre à nouveau dans les rues, plus de trois mois après le début de la contestation dans l'ex-colonie britannique.

Ils se sont notamment rassemblés aux abords du consulat du Royaume-Uni à Hong Kong pour demander à Londres d'en faire davantage pour protéger les habitants de son ancienne colonie, dénonçant à nouveau le recul des libertés dans le territoire. Des centaines de personnes ont ainsi chanté l'hymne britannique en brandissant "l'Union Jack" ainsi que la bannière de l'ancienne colonie britannique.

La plus grave crise politique depuis 1997

Hong Kong traverse depuis juin sa plus grave crise politique depuis sa rétrocession à la Chine en 1997, avec des actions et manifestations quasi-quotidiennes pour demander des réformes démocratiques, la préservation de l'autonomie face au pouvoir de Pékin ou dénoncer une riposte policière jugée brutale.

Nombre de manifestants accusent Londres de ne pas demander suffisamment de comptes à Pékin. "La Déclaration commune sino-britannique est NULLE", pouvait-on lire sur une pancarte. Plusieurs manifestants demandent la possibilité pour les Hongkongais d'obtenir la nationalité du Royaume-Uni ou d'un autre pays du Commonwealth.