Birmanie : "La répression doit cesser", affirme l'émissaire de l'ONU après la mort d'un nouveau manifestant

Malgré la crainte des représailles, les manifestations se sont poursuivies dans plusieurs villes, dont la deuxième du pays, Mandalay, où des centaines d'ingénieurs se sont rassemblés dans les rues vendredi.

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Des ingénieurs et étudiants manifestent à Mandalay (Birmanie), le 5 mars 2021. (STR / AFP)

C'est la dernière victime en date de la répression menée par la junte. Un manifestant a été tué vendredi 5 mars en Birmanie. Malgré la crainte des représailles, les manifestations se sont en effet poursuivies dans plusieurs villes, dont la deuxième du pays, Mandalay, où des centaines d'ingénieurs se sont rassemblés dans les rues.

Tandis qu'ils scandaient "Libérez notre leader [Aung San Suu Kyi] !" et "Ne servez pas l'armée, partez !", un homme de 26 ans présent sur l'une des barricades érigées pour ralentir les forces de sécurité est mort après avoir reçu une balle dans le cou, ont raconté à l'AFP des membres du personnel médical. Cela intervient 48 heures après la journée la plus sanglante depuis le coup d'Etat militaire qui a renversé le gouvernement civil d'Aung San Suu Kyi, il y a un mois.

"La répression doit cesser"

L'émissaire de l'ONU pour la Birmanie, Christine Schraner Burgener, a déclaré ce même jour au Conseil de sécurité que la "répression devait cesser", sans toutefois aller jusqu'à lui demander des sanctions internationales contre la junte. "Votre unité est plus que jamais nécessaire sur la Birmanie", a-t-elle ajouté dans son discours pendant une réunion à huis clos de cette instance des Nations unies, d'après plusieurs médias.

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