JO 2021 : la Biélorusse Krystsina Tsimanouskaya met en vente sa médaille d'argent remportée lors des Jeux européens de 2019

Pendant les JO, cette athlète avait expliqué avoir été menacée d'être rapatriée de force dans son pays, car elle avait critiqué sa fédération. Elle vit désormais en Pologne, où elle a obtenu l'asile.

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L'athlète biélorusse Krystsina Tsimanouskaya lors d'une conférence de presse à Varsovie (Pologne), mercredi 4 août 2021. (LECH SOCHACKI / SPUTNIK / AFP)

Après avoir quitté son pays, la Biélorusse Krystsina Tsimanouskaya se sépare désormais de sa médaille d'argent remportée lors des Jeux européens de 2019 à Minsk (Biélorussie). Le produit de la vente sera reversé à la Fondation biélorusse pour la solidarité dans le sport (BSSF), qui vient en aide financière et logistique aux athlètes désavoués par le régime d'Alexandre Loukachenko. Cette récompense fait l'objet d'une vente aux enchères sur le site eBay (en anglais), lundi 9 août, où elle a été mise à prix à 5 000 dollars (4 250 euros environ).

Aujourd'hui réfugiée en Autriche, la Biélorusse Krystsina Tsimanouskaya a mis en vente une médaille remportée lors des Jeux européens, en 2019, au profit d'une fondation de soutien aux athlètes. (BSSF / EBAY)

L'athlète accorde une grande valeur sentimentale à cette médaille, acquise devant son public et sa famille. "Cette compétition était très importante pour moi car elle se déroulait à domicile", a déclaré Krystsina Tsimanouskaya dans un communiqué de la BSSF consulté par franceinfo. "Je me souviens même d'avoir pleuré après avoir terminé [le relais féminin, une autre course], car c'était la première fois que j'avais ressenti de telles émotions pendant une épreuve."

Lors des JO de Tokyo, cette athlète, spécialiste du 100 et du 200 m, avait affirmé avoir échappé à un rapatriement forcé en Biélorussie. Quelques jours plus tôt, elle avait ouvertement critiqué la fédération d'athlétisme de son pays qui l'avait inscrite pour le relais 4x400 m sans l'en aviser au préalable. Craignant de se retrouver en prison si elle rentrait dans son pays, elle avait obtenu l'aide du CIO et une protection policière alors qu'elle se trouvait à l'aéroport de Tokyo-Haneda. Krystsina Tsimanouskaya se trouve désormais en Pologne, où elle a demandé l'asile.

Ce n'est pas la première fois que des athlètes biélorusses mettent en vente des récompenses obtenues lors de compétitions. En avril, la nageuse Aliaksandra Herasimenia avait vendu 13 500 euros sa médaille d'or remportée lors des championnats du monde de 2012. A la tête de la BSSF, l'ancienne nageuse a trouvé refuge en Lituanie, comme de nombreux compatriotes. Elle risque cinq ans de prison pour avoir "porté atteinte à la sécurité nationale", après des appels pour annuler les compétitions internationales en Biélorussie.

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