Les Rohingyas continuent de fuir la violence en Birmanie

Malgré la signature d'un accord entre la Birmanie et le Bangladesh pour permettre le retour des réfugiés, de nombreux Rohingyas continuent de quitter leur pays pour échapper aux violences.

Des réfugiés rohingyas, le 6 octobre 2017, au camp de Nayapara, au Bangladesh.
Des réfugiés rohingyas, le 6 octobre 2017, au camp de Nayapara, au Bangladesh. (FRED DUFOUR / AFP)

Rien n'est réglé. Les Rohingyas continuent de fuir l'Etat de Rakhine, en Birmanie, pour se réfugier au Bangladesh, a déclaré, mercredi 4 juillet, le Haut Commissaire des Nations unies aux droits de l'homme, Zeid Ra'ad Al-Hussein. Ils sont 11 432 à s'être réfugiés de l'autre côté de la frontière depuis le début de l'année.

Dans un discours à Genève, Zeid Ra'ad Al-Hussein a précisé que beaucoup de réfugiés faisaient état de violences, de persécutions et d'assassinats visant cette minorité musulmane en Birmanie. "Aucun discours ne peut masquer ces faits : des gens fuient toujours la persécution dans l'Etat de Rakhine et sont même prêts à risquer leur vie en mer pour s'enfuir", a-t-il ajouté.

Déjà 700 000 personnes ont fui la Birmanie

Plus de 700 000 Rohingyas ont fui l'Etat de Rakhine depuis l'été 2017. Un mouvement insurrectionnel lancé le 25 août par un groupe armé musulman contre des postes de l'armée et de la police birmane avaient déclenché une vague de répression, qui a provoqué l'exode des populations.

Les Nations unies et plusieurs organisations de défense des droits de l'homme disent avoir recueilli des preuves d'importantes violations des droits de l'homme commises par l'armée birmane. Mais la Birmanie rejette ces accusations. Les autorités birmanes et bangladaises ont signé en janvier un accord portant sur le retour volontaire en Birmanie des réfugiés.