Pollution en Chine : une loterie et des enchères pour avoir sa plaque d'immatriculation

La Chine a choisi les grands moyens pour combattre la pollution dans ces villes. Explications.

France 2
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Soleil voilé par la pollution, embouteillages monstres à Pékin (Chine), pour réduire le trafic les autorités chinoises appliquent une thérapie de choc. Les plaques minéralogiques sont tirées au sort via une loterie. Depuis 2011, 3,5 millions de Pékinois inscrits sur internet ont reçu un numéro, 380 000 ont gagné, mais ils deviennent de moins en moins chanceux, un sur 200.  

Circuler : un véritable casse-tête chinois

Résultat, Zhang Jian se déplace à pied. Cet ingénieur attend sa plaque pour s'acheter une voiture. Il consulte régulièrement internet. La loterie se tire tous les deux mois. Ça fait quatre ans qu'il attend. Shanghaï, autres méthodes. La ville est moins polluée que Pékin, mais le trafic aussi intense. Ici, c'est l'argent qui arbitre. 100 000 plaques par an sont mises aux enchères sur internet. Les prix grimpent, 12 000 euros en moyenne. La solution est la voiture électrique, pas de problème de plaque ni payante ni tirée au sort. L'idée est d'inviter les Chinois à en acheter. La Chine en tout électrique avec des plaques gratuites ? Pékin manque de bornes et ce n'est pas dans les mentalités. Loterie et ventes aux enchères n'ont que légèrement amélioré la circulation.

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La ville de Shangaï (Chine) plongée dans un nuage de pollution, le 15 décembre 2015. (SHEN CHUNCHEN / IMAGINECHINA / AFP)