Disparition du MH370 : les recherches parmi les plus chères de l'histoire de l'aviation

La facture devrait déjà dépasser celle des recherches du vol Rio-Paris, disparu en 2009 dans l'Atlantique. A l'époque, 32 millions d'euros avaient été dépensés, selon un bilan officiel.

Un membre de l\'armée malaisienne participe aux opérations de recherche du vol MH370 au-dessus du détroit de Malacca, le 13 mars 2014.
Un membre de l'armée malaisienne participe aux opérations de recherche du vol MH370 au-dessus du détroit de Malacca, le 13 mars 2014. (SAMSUL SAID / REUTERS)

Si le mystère demeure autour du vol MH370, une chose est sûre pour les experts : les recherches pour retrouver l'appareil de Malaysia Airlines, disparu début mars avec 239 personnes à son bord, sont en passe de devenir les plus chères de l'histoire de l'aviation, signale l'agence Reuters.

Quels sont les frais engagés ?

Plus d'un mois après la disparition de l'avion, les opérations se poursuivent au large de l'Australie. La plupart des pays y participant se refusent à dévoiler ce que cela leur coûte, note le New York Times (en anglais). Mais le quotidien américain liste tout de même quelques-uns des frais engagés. Comptez par exemple environ 400 000 euros par jour pour le fonctionnement d'un navire de ravitaillement australien.

A la fin mars, les Etats-Unis avaient déjà engagé 2,4 millions d'euros pour déployer leurs navires et avions dans la zone. La Corée du Sud annonce 400 000 euros de dépenses pour trois semaines. Car il faut bien financer les équipages, les frais de fonctionnement des appareils, ou encore la nourriture.

Combien ont coûté les précédentes recherches ?

Pour le vol MH370, la facture s'allonge à mesure que les investigations se poursuivent. Elle dépasserait déjà celle du vol Rio-Paris, disparu dans l'Atlantique en 2009, assure Reuters. Les multiples opérations pour retrouver l'appareil, qui se sont étalées sur près de trois ans, ont coûté 32 millions d'euros, selon un décompte officiel, rappelle la BBC (en anglais).

Qui paye ?

Pour le Rio-Paris, opéré par Air France, le coût des opérations de recherche avait été partagé entre la compagnie, Airbus et l'Etat, qui en avait pris la plus grande part, explique Le Monde. Les autorités américaines et brésiliennes avaient également contribué, assure le New York Times.

Dans le cas du vol MH370, où de nombreux pays sont impliqués en raison de l'étendue de la zone des recherches, la situation est plus complexe, explique le journal américain. Car selon les experts interrogés par le quotidien, si une convention internationale régit les responsabilités des recherches, aucun traité ne prévoit qui doit les payer.

Le Premier ministre australien et son homologue malaisien ont, à plusieurs reprises, répété que le coût des opérations n'était à l'heure actuelle pas un sujet. "Nous devons participer, c'est un acte de citoyenneté internationale", affirmait le premier. Au final, affirme la BBC, chacun des pays engagés devrait prendre sa part du financement.