Boeing disparu : un satellite chinois aurait détecté une zone de crash en mer

Trois objets photographiés par un satellite dimanche pourraient correspondre à des débris d'avion, peut-être ceux du Boeing 777 disparu samedi. Rien n'est encore confirmé.

Capture d\'écran de CNN montrant une photo de possibles débris d\'avion flottant au sud de la mer de Chine, rendue publique par le gouvernement chinois, le 12 mars 2014.
Capture d'écran de CNN montrant une photo de possibles débris d'avion flottant au sud de la mer de Chine, rendue publique par le gouvernement chinois, le 12 mars 2014. (CNN / FRANCETV INFO)

Le Boeing 777 enfin repéré ? Rien n'est sûr. Les images ont été prises dimanche 9 mars, au lendemain de la disparition du vol, mais viennent juste d'être rendues publiques. Selon CNN (lien en anglais), qui cite une agence gouvernementale chinoise, mercredi 12 mars, un satellite chinois a détecté des objets flottants au sud de la mer de Chine, qui sont "soupçonnés de correspondre à une zone de crash" du Boeing de la compagnie Malaysia Airlines. Les objets mesurent 13m x 18m, 14m x 19m et 24m x 22m. 

Les coordonnées géographiques fournies par l'administration chinoise (longitude Est 105.63 - latitude Nord 6.7) indiquent que cette zone se situe au nord-est de la Malaisie, d'où était parti le Boeing, non loin des côtes vietnamiennes.

En rouge, le point qui correspond aux coordonnées fournies par le gouvernement chinois sur une possible zone de crash du Boeing de Malaysia Airlines, le 12 mars 2014.
En rouge, le point qui correspond aux coordonnées fournies par le gouvernement chinois sur une possible zone de crash du Boeing de Malaysia Airlines, le 12 mars 2014. ( GOOGLE MAPS / FRANCETV INFO )

Selon un journaliste de CNN, "c'est la piste la plus sérieuse à ce jour, car cette zone correspond, peu ou prou, à la trajectoire qu'aurait dû emprunter l'avion". Toutefois, des experts de l'aéronautique restent prudents car ces objets "pourraient être trop gros pour provenir d'un avion", écrit le journaliste Anderson Cooper, sur Twitter.

Les satellites chinois très actifs

La Chine a activé, mardi 11 mars, le dispositif de la Charte internationale "Espace et catastrophes majeures". Cet accord prévoit, en cas de situation d'urgence, que les quinze signataires de la Charte (dont l'Union européenne, les Etats-Unis, le Japon, la Chine, l'Inde, et la Russie) mettent leurs satellites à disposition des opérations de secours.

Détournés de leur mission classique (observation météo, surveillance de l'environnement, etc.), ces satellites peuvent alors fournir gratuitement et très rapidement des images de la région touchée par le sinistre. Une fois la demande d'aide validée, un des ingénieurs de permanence analyse les besoins des secours au sol et programme les satellites disponibles en trois heures seulement.

Des recherches étendues

Alors qu'elles se déroulaient principalement dans un rayon de près de 200 km autour du lieu où le contrôle aérien a perdu le contact avec l'appareil entre la côte orientale de la Malaisie et le sud du Vietnam, la Malaisie a décidé d'élargir la zone de recherches, mercredi. Elles s'effectuent également désormais à des centaines de kilomètres de là, vers l'ouest au dessus de la mer Andamann, loin de la trajectoire qu'était censé emprunter le vol MH370.