Birmanie : les Nations unies exigent la libération immédiate d'Aung San Suu Kyi

Le Conseil des droits de l'homme de l'ONU ont adopté cette résolution sans vote, à l'issue d'une session extraordinaire. Néanmoins des sanctions ne sont pas à l'ordre du jour.

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Des manifestants protestent contre le coup d'Etat militaire en Birmanie devant le bureau de l'ONU à Rangoun, le 10 février 2021. (AFP)

L'ONU met la pression sur la junte birmane. Le Conseil des droits de l'homme des Nations-Unies a adopté, vendredi 12 février, une résolution proposée par l'Union européenne et le Royaume-Uni condamnant le putsch militaire en Birmanie et demandant la libération immédiate d'Aung San Suu Kyi. Elle exige aussi "la libération immédiate et sans conditions de toutes les personnes détenues arbitrairement" et "le rétablissement du gouvernement élu", mais ne fait aucune mention à des sanctions.

Cette résolution a été adoptée sans vote, à l'issue d'une session extraordinaire des 47 Etats membres du Conseil des droits de l'Homme (CDH) organisée à la demande de l'Union européenne et du Royaume-Uni. La Chine et la Russie, soutiens traditionnels de l'armée birmane, se sont toutefois distanciées du consensus, après l'adoption de la résolution. Tout comme le Venezuela, la Bolivie et les Philippines.

Lors des débats, l'ONU a annoncé suivre de près la situation de "plus de 350 responsables politiques, représentants de l'Etat, militants et membres de la société civile, y compris des journalistes, des moines et des étudiants, qui ont été placés en détention" depuis le coup d'Etat du 1er février. "Le monde entier regarde", a averti la Haute-Commissaire adjointe de l'ONU aux droits de l'homme.

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