Birmanie : internet coupé, tirs contre la foule... La répression militaire s'intensifie dans le pays

Le déployement de troupes dans plusieurs villes du pays et la coupure quasi généralisée d'internet fait craindre une répression imminente du mouvement de protestation contre le coup d'Etat de la junte.



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Des manifestants tenant des pancartes s'alignent sur le bord de la route alors que des chars et des camions de l'armée se dirigent vers le centre-ville de Rangoun, le 15 février 2021. (EYEPRESS NEWS / AFP)

Situation très tendue en Birmanie. Le pays a connu dimanche 14 février des "coupures d'internet" sur l'ensemble du territoire, selon l'ONG NetBlocks. Ces importantes perturbations "ont commencé vers 1 heure du matin" (heure locale) et internet a fonctionné à "14% de ses niveaux habituels", d'après elle. 

Dans le même temps, des troupes ont été déployées dans le pays, faisant craindre une répression imminente du mouvement de protestation contre le coup d'Etat militaire. Des chars ont ainsi été aperçus à Rangoun, la capitale économique birmane. Des déploiements de soldats ont été constatés dans d'autres villes du pays, d'après des images diffusées sur les réseaux sociaux.

Internet rétabli lundi

A Myitkyina, dans le nord du pays, plusieurs personnes ont été blessées par les forces de l'ordre qui voulaient disperser des manifestants, d'après une journaliste locale. "Ils ont lancé du gaz lacrymogène, puis ont tiré", a-t-elle déclaré à l'AFP, sans pouvoir préciser si des balles réelles ou des munitions en caoutchouc avaient été utilisées. Cinq journalistes ont été interpellés, d'après un média local.

Malgré l'intensité de la répression, des manifestants prodémocratie sont de nouveau descendus dans les rues lundi, arborant des pancartes "Nous soutenons les appels à la désobéissance civile" ou encore "Rejoignez le mouvement". Selon l'ONG de surveillance NetBlocks, les connexions internet ont été rétablies lundi dans la matinée.

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