Procès "Air Cocaïne" : les proches des condamnés demandent à la France d'intervenir

Quatre Français ont été condamnés à 20 ans de prison pour trafic de drogue en République dominicaine.

Les pilotes Français Pascal Fauret et Bruno Odos, condamnés à 20 ans de prison pour trafic de drogue, le 15 août 2015 à Saint-Domingue (République dominicaine).
Les pilotes Français Pascal Fauret et Bruno Odos, condamnés à 20 ans de prison pour trafic de drogue, le 15 août 2015 à Saint-Domingue (République dominicaine). (ERIKA SANTELICES / AFP)

"Le gouvernement français doit intervenir." Quelques heures après la condamnation en République dominicaine de quatre Français à 20 ans de prison pour trafic de drogue dans l'affaire "Air Cocaïne", leurs proches demandent, samedi 13 août, l'intervention des autorités françaises. "Tout est illégal dans ce procès. On a affaire à un pays où la justice ne peut pas porter ce nom. Le gouvernement français doit intervenir", clame Sabine, l'épouse de Pascal Fauret, l'un des condamnés, sur France Info.

"Condamner quelqu'un à 20 ans de prison, c'est la peine maximale, alors que le procureur n'a pas arrêté de mentir, de changer de version au fil des audiences. Il n'a pu apporter aucune preuve de la culpabilité de Pascal et de Bruno", regrette-t-elle. Sur RTL, Christine, la sœur de Bruno Odos, le second pilote, ne cache pas son désarroi : "C'est un cauchemar (...) C'est inconcevable et impossible. Il doit y avoir une erreur. J'espère que les politiques vont réagir".

"Le Quai d'Orsay doit réagir vigoureusement"

 
Olivier Cadic, sénateur UDI des Français de l'étranger, est monté au créneau. Il dénonce sur RTL un "procès à charge contre des Français". "Le Quai d'Orsay doit réagir vigoureusement. C'était de la responsabilité des autorités dominicaines de contrôler les bagages qui sont dans l'avion. C'est un délire absolu", estime l'élu.

"Le Quai d'Orsay doit entrer en contact avec les autorités dominicaines parce qu'il faut faire respecter les conventions internationales", ajoute-t-il, avant de fustiger "la politique de la carpette" qui consiste à "respecter la justice locale". "On ne dit rien, on leur fait confiance et on voit le résultat : on a un drame", conclut-il.