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"La voix du peuple est partie, qui va nous représenter ?" : en Bolivie, les partisans d'Evo Morales ne veulent pas de la présidente par intérim

A La Paz, les manifestations se sont poursuivies, mardi, après le départ en exil du président contesté, Evo Morales.

Article rédigé par France Info - Alice Campaignolle
Radio France
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min
Un soutien d'Evo Morales, le 12 novembre à La Paz. Derrière lui, le "wiphala", drapeau symbole du peuple quechua. (GASTON BRITO / DPA / AFP)

Les partisans d'Evo Morales se sont réunis mardi 12 novembre dans le centre-ville de La Paz (Bolivie) pour exprimer leur colère face à ce qu'ils appellent un coup d'Etat. Leur dirigeant a été forcé par la rue à démissionner, lui qui avait été élu démocratiquement en 2014 avec plus de 60% des suffrages.

Aujourd'hui, les soutiens de l'ancien président, souvent humble et majoritairement d'origine indigène, se sentent plus seuls que jamais. "Sincèrement, il n'y a personne pour nous représenter, s'émeut cet homme. La voix du peuple est partie. Celui qui nous a toujours représentés n'est plus là auprès de nous. Il n'y a personne qui va dire notre vérité ?" Ancien leader syndical, Evo Morales a été le premier président amérindien aymara à accéder à la présidence de la Bolivie. Et il a longtemps incarné un symbole d'émancipation pour les populations indigènes de son pays.

"On veut un gouvernement neutre et provisoire"

Le regroupement était pacifique après les violences à La Paz pendant deux jours, violences commises par des groupes qui soutiennent aussi l'ancien président, venus semer la terreur dans la ville. Mais les manifestants, mardi, voulaient montrer un autre visage du mouvement indigène et paysan. Ils sont descendus dans la rue avec des demandes précises. "On veut un gouvernement neutre et provisoire, Et si cette madame Añez veut être présidente, on ne l'acceptera pas." Mais c'est bien Jeanine Añez, du parti Unité nationale de l'opposition, qui s'est déclarée présidente par intérim de la Bolivie mardi soir. Et la nouvelle occupante du fauteuil présidentiel n'a pas l'appui des parlementaires du MAS, le parti d'Evo Morales, ni de ses militants.

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