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L'Argentine au bord du défaut de paiement après l'échec des négociations avec les fonds "vautours"

"Nous allons chercher une solution juste, équilibrée et légale pour 100% de nos créanciers", martèle le ministre de l'Economie argentin.

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Le ministre de l'Economie argentin Axel Kicillof, lors d'une conférence de presse à New York (Etats-Unis), le 30 juillet 2014. (STAN HONDA / AFP)

Buenos Aires "va rembourser" sa dette, mais "à des conditions raisonnables, sans tentative d'extorsion, sans pression, sans menace", a promis dans la nuit du mercredi 30 au jeudi 31 juillet, le ministre de l'Economie argentin, Axel Kicillof. Mais l'Argentine et les fonds spéculatifs ne sont pas parvenus à se mettre d'accord à New York, dans le litige qui les oppose. L'agence de notation Standard & Poor's a déclaré l'Argentine en défaut de paiement "sélectif".

Les fonds spéculatifs "ont essayé de nous imposer quelque chose d'illégal"accuse le ministre, qui demeure tout de même optimiste : "Nous allons chercher une solution juste, équilibrée, et légale pour 100% de nos créanciers."

1,3 milliard de dollars à payer aux "fonds vautours"  

Faute de solution, l'Argentine risque mécaniquement un défaut de paiement portant sur un montant minime pour un Etat, 539 millions de dollars. Elle avait obtenu un délai de 30 jours qui expirait mercredi pour régler cette somme à des créanciers ayant consenti une remise de dette de 70% après la crise économique de 2001.

Mais la justice américaine bloque ce paiement parce qu'il a ordonné à l'Etat argentin de payer d'abord 1,3 milliard de dollars à NML et Aurelius, deux fonds "vautours" spécialisés dans le rachat de dette à risque et détenteurs de moins de 1% de la dette concernée. 

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