Bolivie : la justice lance un mandat d'arrêt contre l'ancien président en exil Evo Morales

L'ancien chef d'Etat est visé par une enquête ouverte par le parquet bolivien pour sédition et terrorisme. 

L\'ancien président bolivien Evo Morales, le 17 décembre 2019, lors d\'une conférence de presse à Buenos Aires (Argentine).
L'ancien président bolivien Evo Morales, le 17 décembre 2019, lors d'une conférence de presse à Buenos Aires (Argentine). (MARIO DE FINA / NURPHOTO / AFP)

Le parquet bolivien a émis, mercredi 18 décembre, un mandat d'arrêt contre l'ex-président Evo Morales, actuellement exilé en Argentine, dans le cadre d'une enquête ouverte pour sédition et terrorisme. Le texte ordonne aux forces de l'ordre "d'arrêter et de conduire M. Juan Evo Morales Ayma au siège du ministère public".

Lâché par la police et par l'armée, Evo Morales avait démissionné, en novembre, après une campagne de manifestations contre l'annonce officielle de sa victoire au premier tour de la présidentielle. Il est arrivé à Buenos Aires le 12 décembre, après s'être réfugié au Mexique et avoir passé quelques jours à Cuba.

Mardi, l'ancien président s'est dit convaincu que son parti, le Mouvement vers le socialisme, allait remporter les prochaines élections présidentielle et législatives en Bolivie. "Nous allons présenter le meilleur candidat, quelqu'un qui défende non seulement le vote indigène, mais aussi celui de la classe moyenne et des dirigeants d'entreprise", a-t-il assuré. Aucune date n'a encore été fixée pour le scrutin.