"Ma petite expérience contre un méchant virus" : le témoignage d'un journaliste algérien guéri du coronavirus

Le journaliste Akram Kharief, fondateur du site Mena Defense, revient pour franceinfo Afrique sur son combat contre le coronavirus.

Le journaliste Akram Kharief lors d\'une marche à Alger, en 2019.
Le journaliste Akram Kharief lors d'une marche à Alger, en 2019. (Akram Kharief)

Akram Kharief, journaliste et fondateur du site Mena Defense, a livré un combat de quinze jours contre le coronavirus. Aujourd'hui, il est guéri. Son principal conseil : éviter l'automédication. 

franceinfo Afrique : comment avez-vous appris que vous aviez le coronavirus ?

Akram Kharief : un médecin me l'a diagnostiqué en se basant sur les symptômes surtout l'anosmie (perte de l'odorat, NDLR). J'ai compris le quatrième jour que ce n'était pas une simple grippe. Les trois premiers ont été perturbants à cause des très fortes céphalées que j’ai eues. Migraineux, je suis addict à l’Ibuprofène et j’ai réellement été tenté d’en prendre, mais j’ai résisté, ça m’a probablement sauvé la vie. 

Vous n’avez fait part de cette maladie qu’une fois guéri…

J'en ai parlé à mes parents et à mes proches, je ne voulais inquiéter personne outre mesure, d'autant que je sentais une baisse de moral généralisée et beaucoup de peurs et de faux espoirs, ce qui n'aide pas les malades et leurs familles. Je ne voulais pas non plus être un poids pour les amis ou mes connaissances. 

Comment décririez-vous votre combat contre ce "Gremlin" ?

La fièvre et les difficultés respiratoires sont les deux principales ennemies, il fallait maintenir le traitement au paracétamol de manière régulière et surveiller la fièvre. Il fallait aussi s'assurer que la respiration était fonctionnelle. Le reste n'est que patience et isolement. 

Quels conseils donneriez-vous aux personnes atteintes par ce virus ?

Pour les gens qui ont le moindre mal à respirer, ils doivent impérativement se faire hospitaliser, d'abord se faire suivre par un médecin même par téléphone, suivre avec précision son état physique, prendre des vitamines et du paracétamol, ne surtout pas faire de l'automédication en dehors de ces produits. Avoir un plan en cas de dégradation de la situation pour une évacuation aux urgences rapidement. Pour ceux qui fument, qui ont une maladie chronique ou des antécédents, ils doivent impérativement se faire hospitaliser. Cela vaut aussi pour les personnes seules ou isolées.