Covid-19 et Omicron : le Maroc interdit les célébrations du Nouvel An et instaure un couvre-feu

Le Maroc avait annoncé, le 15 décembre, avoir détecté un premier cas d'infection au variant Omicron du coronavirus dans le pays. 

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France Télévisions
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Des vendeurs d'eau marocains, impactés par la crise du Covid-19 à cause de la rareté des touristes, devant la mosquée de la Koutoubia dans la ville de Marrakech, le 6 mai 2021.  (FADEL SENNA / AFP)

Le Maroc a interdit, lundi 20 décembre, les célébrations du Nouvel An dans le cadre de restrictions visant à lutter contre la propagation du Covid-19. Le gouvernement a annoncé une série de mesures qui seront appliquées dans la nuit du 31 décembre au 1er janvier parmi lesquelles figurent l'interdiction de toutes les célébrations du Nouvel An, l'interdiction d'organiser des soirées dans les hôtels, restaurants et établissements touristiques, la fermeture des restaurants et des cafés à 23h30 et la mise en place d'un couvre-feu nocturne entre minuit à 06h00. 

Propagation "fulgurante"

Le Maroc avait annoncé le 15 décembre avoir détecté un premier cas d'infection au variant Omicron du coronavirus dans le pays, qui va refermer à partir de jeudi 23 décembre ses frontières partiellement rouvertes face à la propagation "fulgurante" du nouveau variant. Le gouvernement autorisera cependant des vols spéciaux de rapatriement vers les pays étrangers, notamment vers l'Europe. Le gouvernement marocain avait décidé le 4 décembre d'interdire tous les festivals et les grandes manifestations culturelles et artistiques en raison de la propagation du nouveau variant. Le Maroc a enregistré près de 15 000 décès depuis le début de la pandémie. Le nombre de cas quotidiens de contamination est en augmentation depuis le 21 novembre au Maroc. La hausse est attribuée à deux facteurs principaux : le non-respect des mesures barrières et la non-adhésion à la campagne de vaccination, notamment pour l'administration de la troisième dose, selon des spécialistes interrogés par le site d'information Medias24

Tourisme en berne 

Les professionnels du tourisme s'alarment de l'impact dévastateur de la fermeture des frontières sur ce secteur vital pour l'économie du royaume, déjà miné par une crise sans précédent depuis bientôt deux ans. Pour pallier l'absence de touristes étranger, le royaume mise sur le tourisme local. L’Office national marocain du tourisme (ONMT) a mis en place un programme ambitieux de promotion du produit marocain collabore avec le ministère de l’Economie et des finances pour la mise en place de chèques-vacances qui permettront de réduire les frais de voyage et de promouvoir le tourisme intérieur, rapporte l'agence MAP. Selon la Fédération nationale de l'industrie hôtelière (FNIH), l'impact social est également dévastateur : entre 20% et 30% des emplois du secteur ont déjà été détruits. Le tourisme pèse près de 7% du PIB.  

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