Otages au Niger : une nouvelle vidéo jugée "crédible" par Paris

Une agence mauritanienne affirme, lundi, avoir reçu une vidéo des quatre Français enlevés au Niger. Celle-ci est en cours d'authentification.

Le portrait des quatre otages français au Niger, sur les murs du Conseil général du Gard, le 17 janvier 2013, à Nîmes.
Le portrait des quatre otages français au Niger, sur les murs du Conseil général du Gard, le 17 janvier 2013, à Nîmes. (PASCAL GUYOT / AFP)

C'est une vidéo jugée "crédible" par le ministère français des Affaires étrangères. L'agence d'information mauritanienne ANI a affirmé, lundi 16 septembre, avoir reçu une vidéo de sept Occidentaux, dont quatre Français, enlevés il y a tout juste trois ans au Niger. Tous otages d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), ils sont "visiblement en bonne santé" et appellent à "négocier leur libération", selon ANI.

"En première analyse, cette vidéo nous apparaît crédible et constituer une nouvelle preuve de vie des quatre otages français enlevés à Arlit (Niger) le 16 septembre 2010", a commenté le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, précisant que la vidéo était en cours d'authentification.

Une vidéo enregistrée en juin ?

Les otages arborent des "barbes soignées" et sont "drapés dans des caftans touareg", ajoute ANI sur son site Internet. L'agence mauritanienne indique que "les otages français précisent" dans cette vidéo s'exprimer "le 27 juin 2013". Aucune indication ne permet de préciser si les sept Occidentaux se trouvaient au même endroit lorsque les images ont été tournées. L'annonce de la remise de cette vidéo coïncide avec le troisième anniversaire de l'enlèvement des quatre Français au Niger, dont les familles ont organisé, dans la nuit de dimanche à lundi, à Paris, une marche sur 15 km.

Des proches de Pierre Legrand, Thierry Dol, Marc Féret et Daniel Larribe ont salué l'annonce de l'existence de cette vidéo. "C'est positif, c'est une preuve de vie plus parlante que la précédente", a réagi Frédéric Cauhapé, beau-frère de Marc Féret. Il faisait allusion aux déclarations du président français François Hollande, fin juillet, qui avait simplement confirmé avoir des preuves de vies des otages.