Mali : l'armée française a tué une dizaine de combattants "terroristes" le 1er octobre

Les combattants cherchaient à fuir un marché dans la région de Douaya, après un repérage par hélicoptère des forces françaises.

Un hélicopète Puma atterrit près de Tessalit, dans le nord du Mali, le 14 mars 2013.
Un hélicopète Puma atterrit près de Tessalit, dans le nord du Mali, le 14 mars 2013. (KENZO TRIBOUILLARD / AFP)

L'accrochage s'est produit le 1er octobre, mais l'armée ne l'a révélé que jeudi 10 octobre. Une "dizaine" de combattants d'un "groupe armé terroriste" ont été tués au nord de Tombouctou, au Mali, à la suite d'un affrontement de plusieurs heures dans lequel ont été engagées notamment les forces spéciales françaises, a indiqué jeudi le ministère de la Défense.

L'accrochage, qui a impliqué un hélicoptère, mais aussi le "déploiement de troupes au sol", a conduit à la "neutralisation d'une dizaine de combattants" qui cherchaient à fuir à bord d'un pick-up, après avoir été repérés dans la région de Douaya, a précisé le colonel Jaron, porte-parole de l'état-major des forces armées françaises. "Neutralisation" signifie que ces combattants ont été tués, a-t-il confirmé.

Des "comportements jusqu'au-boutistes"

Le porte-parole n'a pas voulu toutefois donner des détails sur la nature des forces impliquées dans l'accrochage, qui a duré plus de quatre heures. Un "groupement tactique" de Serval, l'opération militaire française au Mali, patrouillait le matin dans la région lorsqu'il a été informé, par un renseignement, de la présence de "groupes terroristes" sur le marché de Douaya.

Un hélicoptère a alors été déployé sur place pour procéder à des repérages, ce qui a entraîné aussitôt "la fuite de plusieurs pick-up". L'un d'entre eux a fini par être relocalisé en milieu de journée. "Très rapidement, il nous est apparu (...) que le pick-up contenait des éléments armés et, de toute évidence, appartenant à un groupe armé terroriste", a expliqué le colonel Jaron. Après des tirs de sommation de l'hélicoptère, les combattants sont descendus du véhicule et ont "immédiatement engagé" des tirs contre l'hélicoptère.

Le colonel Jaron a relevé notamment que les "groupes armés terroristes" avaient manifesté des "comportements jusqu'au-boutistes. Tous se sont battus jusqu'à la fin, sans, à aucun moment, faire signe ou tenter de se rendre", a expliqué le colonel. Les autres pick-up n'ont pu être "relocalisés", a concédé le porte- parole.