Opération Barkhane : Emmanuel Macron annonce un "ajustement" des troupes au Sahel

En présentant, mardi à Brest, ses vœux aux armées, le chef de l'Etat a évoqué une possible "redimensionnement" des troupes françaises présentes au Mali et au Niger.

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France Télévisions
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Emmanuel Macron lors de ses vœux aux armées, le 19 janvier 2021 à Brest (Finistère).  (STEPHANE MAHE / AFP)

Son discours était attendu, après la mort de cinq soldats fin décembre-début janvier au Mali. Emmanuel Macron a évoqué un "ajustement" des forces françaises au Sahel, lors de la présentation, mardi 19 janvier à Brest, de ses vœux aux armées. Alors que des voix de plus en plus nombreuses s'interrogent en France sur la poursuite de l'opération Barkhane, huit ans après le début de l'intervention antijihadistes dans la région, le chef de l'Etat a évoqué un possible "redimensionnement" des troupes françaises sur place, en affirmant que d'ores et déjà "les résultats sont là".

"Les résultats obtenus par nos forces au Sahel, conjugués à l'intervention plus importante de nos partenaires européens, vont nous permettre d'ajuster notre effort", a-t-il dit, en rappelant que les renforts de 600 hommes décidés l'an dernier étaient "temporaires" et que, depuis, est entrée en action la force Takuba, qui réunit plusieurs pays européens.

Un sujet sur la table lors du sommet du G5 Sahel

Cinquante-et-un soldats français ont été tués en opération au Sahel depuis 2013, selon un bilan de l'état-major des armées communiqué à franceinfo. Au total, 5 100 militaires français sont engagés dans la région afin de lutter contre différents groupes terroristes qui y sévissent. L'exécutif réfléchit à alléger le nombre de soldats engagés, un sujet qui sera sur la table en février à N'Djaména au sommet du G5 Sahel (Mauritanie, Mali, Burkina Faso, Niger, Tchad). "Je serai présent à N'Djaména pour un nouveau sommet et des décisions structurantes, avec un cap inchangé, la stabilité et la victoire contre le terrorisme", a déclaré Emmanuel Macron.

Le chef de l'Etat a salué l'engagement des armées sur plusieurs théâtres d'opérations à l'international. Il a aussi espéré que l'arrivée du président américain Joe Biden marquera un "réengagement" des Etats-Unis au Moyen-Orient et "des décisions structurantes" avec "une prise de conscience de la nature de la lutte contre le terrorisme", notamment en Syrie et en Irak. La France craint une possible résurgence de l'Etat islamique en Irak et en Syrie.

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