Au Kenya, une touriste espagnole qui portait un bracelet en ivoire écope de plus de 8 000 euros d'amende

Une Française avait été arrêtée pour le même motif mercredi. 

Un éléphant au Amboseli National Park au Kenya, le 2 novembre 2016. 
Un éléphant au Amboseli National Park au Kenya, le 2 novembre 2016.  (THOMAS MUKOYA / REUTERS)

L'achat d'ivoire ne passe pas au Kenya. Une Espagnole a été arrêtée dimanche 18 août à l'aéroport de Nairobi parce qu'elle portait un bracelet en ivoire, quatre jours après l'interpellation d'une touriste française pour le même motif, d'après le service kényan de la faune (KWS).

Maria Pich-Aguilera, 50 ans, a plaidé coupable lundi et s'est acquitté d'une amende d'un million de shillings (8 700 euros) pour possession illégale d'ivoire. Elle a ensuite pu repartir pour Dar es-Salaam, selon le KWS. Le service kényan de la faune a précisé qu'elle avait été arrêtée à l'aéroport international Jomo Kenyatta "avec un bracelet en ivoire pesant 25 grammes". Mercredi, une Française avait également été arrêtée à l'aéroport, alors qu'elle se rendait à Mayotte, pour la possession d'un bracelet en ivoire. Elle avait plaidé coupable et payé l'amende d'un million de shillings.

Après des décennies de braconnage qui ont fait passer la population d'éléphants de plusieurs millions au milieu du XXe siècle à quelque 400 000 en 2015, le commerce de l'ivoire a été quasiment interdit en 1989. Des experts et responsables politiques de plus de 180 pays sont actuellement réunis à Genève pour renforcer les règles du commerce de l'ivoire, des cornes de rhinocéros et d'autres végétaux et animaux menacés de disparition.