Au Kenya, la population d'éléphants en augmentation, selon un premier recensement national

Les informations collectées permettront notamment d'établir une stratégie de long terme pour préserver la faune.

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France Télévisions Rédaction Afrique
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Des éléphants dans une réserve au Kenya  (SERGIO PITAMITZ / BIOSPHOTO)

C’est le premier décompte précis des animaux sauvages au Kenya. Le recensement, qui couvre pratiquement toutes les régions du pays, a permis de classifier 30 espèces différentes. Il doit surtout servir de base pour améliorer la préservation de la faune.

Plus d'éléphants, de lions et de girafes…

Pendant trois mois, des gardes-forestiers, des chercheurs et des membres des communautés locales ont compté les animaux sauvages sur terre et à partir d'hélicoptères. Cette opération financée par l’Etat apporte d’importantes clarifications de bonnes et de mauvaises nouvelles.

Dans le rapport (lien en anglais), l’on apprend notamment que la population d’éléphants est en augmentation. Il y a précisément 36 280 pachydermes au Kenya. C’est 20% de plus qu’en 2014. Une amélioration qui s’explique notamment par les mesures prises contre le braconnage.

Le nombre de lions, zèbres et girafes augmente aussi, selon le rapport qui ne fournit pas de données comparatives avec les années précédentes.

Et des espèces menacées d'extinction

Une trentaine d’espèces d’animaux ont été recensés dans le rapport qui met en garde contre les menaces qui pèsent sur la faune. Certaines espèces qui comptent moins de 100 spécimens pour chacune d'elle sont en danger critique d’extinction.

Les rhinocéros noirs, les antilopes des sables et les bongos de montagne (autre famille d'antilopes) risquent de ne plus exister au Kenya si rien n’est fait. L’étude préconise le développement de sanctuaires sans prédateurs mais aussi l’importation d’animaux de la même espèce d’autres sites sauvages afin de favoriser la reproduction.

Le rapport note enfin que les efforts de conservation restent menacés par une population humaine en expansion qui empiète sur les espaces réservés à la faune. L’exploitation forestière ou agricole, le bétail ou bien encore la combustion de charbon de bois sont cités comme des facteurs à risque.

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