Pour la première fois, le Kenya recense sa faune sauvage, victime de décennies de braconnage et du réchauffement climatique

Depuis des avions, des pilotes sont chargés de repérer les animaux et de les comptabiliser.

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France Télévisions
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Une famille de rhinocéros près du lac Nakuru au Kenya, le 1er novembre 2018. (SOPA IMAGES / LIGHTROCKET / GETTY IMAGES)

Le Kenya mène actuellement par avion le premier recensement national de ses animaux. Dans ce pays d'Afrique de l'Est, connu pour ses parcs et ses safaris, des décennies de braconnage, l'extension de l'habitat humain ainsi que le réchauffement climatique ont durement touché la population mondiale d'animaux sauvages.

Espèce emblématique, l'éléphant d'Afrique a par exemple vu sa population chuter d'au moins 60% en cinquante ans, selon l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN).

Les pilotes du Kenya Wildlife Service (KWS, l'agence de protection de la faune) sont en première ligne de cette opération. "Les éléphants sont l'animal clé mais lorsque vous parvenez à localiser [toute autre] espèce en danger, cela vous donne le sentiment que le recensement est sur la bonne voie", explique à l'AFP le pilote Chris Cheruiyot.

Plus de 50 parcs ou réserves scrutés

L'ambitieux exercice, qui a démarré en mai, concerne plus de 50 parcs ou réserves nationales, ainsi que de nombreuses "conservancies", ces zones sauvages gérées par des propriétaires privés ou des communautés locales. Sans oublier la faune marine.

La plupart des données concernant la faune sauvage au Kenya proviennent d'ONG locales ou internationales, et ne fournissent qu'une vision parcellaire. De plus, former les recenseurs est souvent très long et très cher. Par conséquent, de nombreux scientifiques préfèrent "publier les résultats de modèles" informatiques, plutôt que de traquer les animaux sur le terrain, souligne un membre de l'ONG Save the Elephants, à l'AFP.

Ce premier recensement kényan est donc crucial. Les informations collectées permettront notamment de construire une stratégie de long terme pour préserver ces animaux. Le processus permet également de mieux comprendre leur comportement : où ils se nourrissent, boivent, dorment, etc.

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