Au Kenya, des ballons géants pour fournir un accès d’urgence à internet

Le réseau flottant permet de pallier le manque de connexion dans les zones isolées du pays.

Un ballon stratosphérique permettant de transmettre l\'Internet dans des zones reculées.  
Un ballon stratosphérique permettant de transmettre l'Internet dans des zones reculées.   (LOON)

Le Covid-19 a accéléré la mise en place de ballons géants dans le ciel du Kenya pour assurer une couverture internet dans tout le pays. Le système est proposé par la société américaine Loon, une filiale d'Alphabet, la maison mère de Google. Un accord avait été conclu en 2018 pour renforcer l'internet au Kenya, mais tout est allé très vite ces derniers jours en raison de la crise sanitaire. Deux ballons ont été déployés dans le ciel pour fournir une connexion dans les zones rurales privées de réseau et de facto isolées du reste du pays.

Une connexion aux services d'urgence

Avec la propagation du coronavirus dans le monde, l’entreprise américaine Loon et l’opérateur local Telkom Kenya ont réactivé leur projet en déployant gratuitement les premiers ballons, comme le rapporte  (La Société financière internationale (IFC), principale institution de développement au sein de la Banque mondiale. Cette nouvelle installation devrait faciliter la coordination entre de petites cliniques et les hôpitaux nationaux, et "permettre aux Kenyans de rester connectés aux services d’urgence où qu’ils se trouvent", précise le président Kenyatta cité par le Daily Nation. Une bonne couverture internet facilite par ailleurs le télétravail et l’enseignement en ligne.

Ces ballons équipés en 4G apporteront une connexion aux dizaines de millions de KényansMugo Kibati, PDG de Telkom Kenya

Une première en Afrique

Les ballons stratosphériques qui fonctionnent à l’énergie solaire ont pris leur envol à Porto Rico sur le site de lancement de Loon, avant d'arriver au Kenya où ils flottent à 20 000 mètres d'altitude. Après ce premier déploiement, une vingtaine de ballons seront mis en place dans le pays, dans le cadre de l'accord commercial, pour renforcer la connexion internet sans passer par des câbles ou autres installations coûteuses. Une première en Afrique pour cette technologie qui a déjà été utilisée après des catastrophes naturelles comme au Pérou, lors du tremblement de terre en mai 2019.