Alphabet, la maison mère de Google, vaut désormais plus de 1 000 milliards de dollars à Wall Street

La groupe rejoint un groupe très fermé de sociétés, toutes issues de la "tech" américaine : Apple, Amazon et Microsoft. 

Le logo de Google s\'affiche sur un téléphone portable placé devant le logo de la maison mère de l\'entreprise, Alphabet, le 31 janvier 2019. 
Le logo de Google s'affiche sur un téléphone portable placé devant le logo de la maison mère de l'entreprise, Alphabet, le 31 janvier 2019.  (ALEXANDER POHL / NURPHOTO / AFP)

Né dans un garage en 1998, Google est devenu un mastodonte. La maison mère du moteur de recherche, Alphabet, est devenue, jeudi 16 janvier, à la clôture de la Bourse new-yorkaise, la quatrième entreprise américaine à dépasser les 1 000 milliards de valeur à Wall Street. 

Le géant technologique californien rejoint un club restreint qui compte Apple, le premier à avoir franchi ce seuil symbolique en août 2018, Microsoft (en avril 2019), et Amazon (en septembre 2018). Le géant de l'e-commerce est depuis redescendu sous les 1 000 milliards de dollars. 

La prochaine entreprise qui pourrait franchir ce cap est un autre représentant des GAFA (pour Google, Apple, Facebook et Amazon) : il s'agit du numéro un des réseaux sociaux, Facebook, cinquième entreprise en termes de capitalisation boursière sur la place new-yorkaise, avec plus de 630 milliards de dollars.

Loin des idéaux des débuts ?

Début décembre, l'ingénieur d'origine indienne Sundar Pichai, déjà patron de Google, a été propulsé à la tête du groupe Alphabel. Dans ses nouvelles fonctions, il va devoir faire face à la pression accrue de gouvernements et de régulateurs qui accusent Google de mauvaises pratiques en termes de gestion des données personnelles, de respect de la concurrence ou de montages financiers pour échapper aux impôts.

En interne, le groupe est régulièrement critiqué pour avoir largement dévié des idéaux gravés dans le code de conduite des débuts, qui comprenaient la formule "don't be evil", c'est-à-dire "ne soyez pas malveillants".