Ethiopie : plus de 100 personnes tuées par des hommes armés dans l'ouest du pays

Le pays est en proie, depuis plusieurs mois, à un conflit entre forces gouvernementales et rebelles dans la région du Tigré, dans le nord du territoire. Mais d'autres parties du pays sont aussi touchées par les violences.

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France Télévisions
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Un homme en larmes devant une fosse commune où sont entassés les corps d'au moins 20 victimes d'un massacre qui a eu lieu près de Mai Kadra (Ethiopie), le 9 novembre 2020. (EDUARDO SOTERAS / AFP)

L'année sanglante se poursuit en Ethiopie. Des hommes armés ont tué plus de 100 personnes dans une attaque mercredi dans l'ouest du pays, a indiqué mercredi 23 décembre la Commission éthiopienne des droits de l'homme (EHRC). Cet organisme a indiqué avoir reçu de la part de rescapés "des preuves photographiques inquiétantes" de cette attaque. Elle a été perpétrée avant l'aube, dans la région de Benishangul-Gumuz, sur des "habitants en train de dormir" et s'est poursuivie jusqu'à mercredi après-midi. Au moins 36 autres personnes ont été soignées pour des blessures, notamment par balles, dans un hôpital, situé à environ 90 km du lieu de l'attaque, a précisé la Commission. 

Douze civils tués dans la même région en octobre

"Outre les dommages infligés à la vie des gens et à leur corps, les cultures ont été incendiées. Une victime nous a dit avoir vu 18 incendies", a indiqué l'organisme dans son communiqué. Il n'y avait "ni police ni forces de sécurité" stationnées dans la zone à ce moment-là. Des forces armées avaient été envoyées dans la zone mardi pour calmer des tensions mais elles étaient reparties peu après. Certaines des victimes de l'attaque ont indiqué qu'elles connaissaient les assaillants, a ajouté la Commission, précisant qu'une aide humanitaire serait envoyée dans la région pour aider les personnes déplacées et blessées.

Cette attaque est la dernière d'une série meurtrière ces derniers mois. En octobre, 12 civils avaient été tués dans la même région. Et la Commission éthiopienne des droits de l'homme avait déjà rapporté la mort, le 25 septembre, de 15 civils, dans cette même zone, qualifiant les violences "d'assassinats ciblés".

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