Egypte : un siècle après la découverte du tombeau de Toutankhamon, le pays reprend la main sur son histoire antique

Il y a tout juste cent ans, l’égyptologue Howard Carter entrait dans la tombe du célèbre pharaon et découvrait l'un des plus importants trésors de l'Egypte antique. Aujourd’hui, les fouilles sont strictement contrôlées par les autorités égyptiennes.

Article rédigé par
Edouard Dropsy - franceinfo
Radio France
Publié Mis à jour
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Zahi Hawass, alors ministre égyptien des Antiquités, présente le masque funéraire de Toutankhamon au Musée du Caire, en 2011. (PEDRO UGARTE / AFP)

Pendant près de deux siècles, l’égyptologie a été dominée par les pays occidentaux, France et Royaume-Uni en tête. C’est le Britannique Howard Carter qui a fait l’une des plus importantes découvertes de cette discipline en exhumant, il y a 100 ans, le 29 novembre 1922, le tombeau de Toutankhamon.

Mais les temps changent et l’Egypte reprend de plus en plus la main sur les fouilles archéologiques. Coiffé de son éternel Stetson, Zahi Hawass ne cache pas sa fierté. "Je suis le seul à avoir commencé à compléter les travaux d’Howard Carter", estime l'égyptologue, qui reçoit devant le grand Sphinx de Gizeh. "J’ai scanné la momie de Toutankhamon. C’est moi qui ai prouvé qu’il n’a pas été assassiné. Et grâce à l’ADN, j’ai révélé quelle était la famille de Toutankhamon."

"Maintenant, avec cet ADN nous sommes en train de rechercher la momie de Nefertiti et sa fille Ankhsénamon."

Zahi Hawass, égyptologue, ancien ministre égyptien des Antiquités

à franceinfo

L’autre combat de l’ancien ministre des Antiquités est le rapatriement de certaines pièces exposées à Londres comme à Paris. Il a lancé une pétition, "signée par 100 000 personnes", se réjouit Zahi Hawass.

"Quand [la pétition] aura atteint un million de signatures, j’écrirai une lettre formelle au British Museum et au Louvre pour le retour de la pierre de Rosette et du Zodiaque."

Zahi Hawass, égyptologue, ancien ministre égyptien des Antiquités

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Initialement prévue en 2020, l’inauguration du Grand musée égyptien à Gizeh, qui doit accueillir une partie des collections de l'actuel Musée égyptien de la place Tahrir, continue de se faire attendre. Avec plus de 50 000 pièces exposées, ce musée veut être le symbole de la reprise de l’égyptologie par les Egyptiens. 

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