Centrafrique : l'intervention française sera plus longue que prévu, selon Le Drian

"Le niveau de haine et de violence est plus important que celui qu'on imaginait", justifie le ministre.

Le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, avec des militaires français lors d\'une visite à Bangui (Centrafrique).
Le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, avec des militaires français lors d'une visite à Bangui (Centrafrique). (ROLAND PELLEGRINO / ECPAD / AFP)

Début décembre, en engageant l'armée française en Centrafrique, François Hollande avait évoqué une opération "rapide". Mais samedi 15 février, le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, a estimé que l'intervention française pour stabiliser la Centrafrique serait plus longue que prévu. 

"Je crois que ça sera plus long que prévu, parce que le niveau de haine et de violence est plus important que celui qu'on imaginait", a justifié le ministre de la Défense sur France Inter. Une opération militaire "ne se décrète pas comme du papier à musique, il faut s'adapter, se rendre compte des situations et répondre au besoin de sécurité en fonction des événements", a-t-il expliqué.

"Permettre à tous les Centrafricains de vivre ensemble"

Vendredi, Paris avait déjà annoncé l'envoi de 400 soldats français supplémentaires dans ce pays, à la demande du secrétaire général des Nations unies, Ban Ki Moon, ce qui portera à 2 000 les effectifs français en Centrafrique. "A partir du moment où on s'oriente vers une opération de maintien de la paix au niveau des Nations unies, je pense que cet accroissement de notre présence était indispensable", a souligné le ministre.

"Au début d'une opération militaire, on ne peut pas dire à l'avance à quel moment elle finira", a-t-il fait valoir : "Les opérations militaires sont toujours difficiles, s'adaptent en fonction des circonstances, mais nous sommes tout à fait déterminés à ce que la Centrafrique garde son intégrité et que progressivement la sérénité revienne, pour permettre à tous les Centrafricains de vivre ensemble".