Centrafrique : la France fournira "un appui logistique"

Déplorant "le chaos" et les risques de "terrorisme" dans le pays, François Hollande a promis, jeudi, qu'il "ne resterait pas sur la réserve".

Des soldats chargés du désarmement conduisent dans la capitale Bangui (Centrafrique), le 5 septembre 2013.
Des soldats chargés du désarmement conduisent dans la capitale Bangui (Centrafrique), le 5 septembre 2013. (PACOME PABANDJI / AFP)

La France aura "sans doute à être davantage présente" en Centrafrique, qui sombre à nouveau dans le chaos. Lors de son séjour officiel à Bamako, au Mali, François Hollande a prévenu, jeudi 19 septembre, qu'il "ne resterait pas sur la réserve" dans le dossier centrafricain. Il a jugé que "le conflit [était] en train de devenir une confrontation religieuse".

Comment la France compte-t-elle s'impliquer ? Le président français a promis de peser aux Nations unies pour "donner le cadre juridique pour permettre à la force africaine d'avoir l'ampleur nécessaire". "L'idée qui se dégage est de mobiliser 3 500 hommes africains sous mandat africain pour stabiliser ce pays, a précisé son entourage. Ce n'est pas la même opération qu'au Mali. La France n'interviendra pas directement, nous fournirons un appui logistique, de la formation."

La France ne devrait donc pas intervenir directement en Centrafrique, en proie au chaos depuis la prise du pouvoir en mars par la coalition rebelle Séléka. Le nouveau président autoproclamé, Michel Djotodia, peine à restaurer l'ordre. Le pays s'enfonce dans la violence entre groupes armés, alors que les combattants de la Séléka sont accusés d'exactions à répétition contre la population. "Le chaos engendrera le terrorisme", a prévenu François Hollande, en citant "les femmes victimes de viols", "les enfants déplacés, perdus" et "les villages anéantis". Le président tchadien Idriss Déby redoute également de voir la Centrafrique devenir "un sanctuaire de terroristes".