Burkina Faso : le jour d'après

Au lendemain de l'attaque meurtrière dans le centre-ville de Ouagadougou (Burkina Faso), le bilan humain a sérieusement été revu à la baisse, faisant état de 8 morts et d'une douzaine de blessés. Parmi les cibles visées, l'état-major des armées où se déroulait à cet-instant, une réunion du G5 Sahel.

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Le coeur de Ouagadougou a retrouvé sa tranquillité. Calme sans doute précaire, tant les attentats se multiplient depuis deux ans, au Burkina Faso. Souvent, ce sont les Occidentaux qui sont visés, comme ce vendredi, où l'Ambassade de France a été prise d'assaut. Mais la communauté française, qui compte plus de 4000 résidents, refuse de céder à la terreur. Pascal Le Moël, entrepreneur français, affirme se "sentir en sécurité" au pays des hommes intègres, du moins "autant que dans d'autres capitales du monde".

Réunion du G5 Sahel

Ce vendredi, dans une attaque simultanée, une déflagration a soufflé les vitres de tout un quartier. C'est le siège de l'état-major burkinabé qui était visé. Il s'y tenait une réunion du G5 Sahel qui devait mettre en place, une force antiterroriste commune aux cinq pays de la région.

Paul Kaba Thiéba, le Premier ministre burkinabé, s'était rendu sur place hier. C'est la première fois qu'un véhicule piégé est utilisé dans son pays, dont l'explosion a aussi fortement endommagé l'Institut Français non loin de là.

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Une voiture calcinée, le 3 mars 2018, à Ouagadougou (Burkina Faso), après une attaque contre l\'ambassade de France.
Une voiture calcinée, le 3 mars 2018, à Ouagadougou (Burkina Faso), après une attaque contre l'ambassade de France. (AHMED OUOBA / AFP)