Guerre d'Algérie : appelé, harki, pied-noir, indépendantiste… Quand les mémoires se rencontrent

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Guerre d'Algérie : appelé, harki, pied-noir, indépendantiste… Quand les mémoires se rencontrent
France 2
Article rédigé par
S.Brunn, G.Beaufils, G.Bensoussan, J-F.Lons, C.Ricco - France 2
France Télévisions

Une cérémonie se tiendra à l'Élysée samedi 19 mars, pour le 60ème anniversaire des accords d'Evian et du cessez-le-feu en Algérie. Les équipes de France Télévisions se sont rendues dans un lycée, où plusieurs acteurs de la guerre ont échangé face aux élèves. 

Chaque semaine, sous l'arc de Triomphe, à Paris, Jean-Frédéric Guischard participe au ravivage de la flamme. La sonnerie aux morts réveille en lui toujours la même douleur. "Quand [elle retentira], je dirai à mes copains là-haut : 'Les gars je suis là, et je ne vous ai pas oubliés'. C'est ma manière de témoigner", confie-t-il. Jean-Frédéric Guichard avait 21 ans lorsqu'il a été appelé pour son service militaire. Comme toute sa classe d'âge, il a été envoyé en Algérie, considérée alors comme un département français. Une cicatrice toujours vive. "Je partirai avec. Ça, c'est évident", dit-il. 

Confronter les points de vue 

Pour la première fois, il a confronté son vécu à d'autres acteurs de la guerre d'Algérie. Dans un lycée, l'ancien appelé a partagé la tribune avec un pied-noir, une juive d'Algérie, un harki et une indépendantiste algérienne. Ces mémoires rivales permettent aux élèves de mieux saisir les enjeux d'une histoire complexe. "Ce que nous expliquent les profs, c'est bien, mais ce n'est pas assez. Il fallait entendre des témoignages de gens qui l'ont vécu", confie une élève. 



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