Présidentielle en Algérie : Abdelaziz Bouteflika renonce à briguer un cinquième mandat

L'élection présidentielle, prévue le 18 avril, est reportée sine die. 

Abdelaziz Bouteflika à Alger, le 10 avril 2016. 
Abdelaziz Bouteflika à Alger, le 10 avril 2016.  (ERIC FEFERBERG / AFP)

Il renonce. Le président algérien, Abdelaziz Bouteflika, a annoncé lundi 11 mars qu'il n'entendait finalement pas briguer un cinquième mandat. Il a également indiqué, dans un message à la nation publié par l'agence officielle APS, que l'élection présidentielle, prévue initialement le 18 avril, était reportée sine die.

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Cette élection aura lieu "dans le prolongement d'une conférence nationale" chargée de réformer le système politique et d'élaborer un projet de Constitution d'ici fin 2019, explique le président sortant, confronté depuis trois semaines à une importante opposition des Algériens descendus par milliers dans les rues des principales villes du pays.

C'est la première fois que le chef de l'Etat, au pouvoir depuis 1999, fait face à une contestation de cette ampleur. Une grève nationale a débuté dimanche. Le même jour, Abdelaziz Bouteflika est rentré de deux semaines d'hospitalisation en Suisse pour des "examens médicaux". Les séquelles d'un AVC ont empêché le président, âgé de 82 ans, de s'adresser de vive voix à ses concitoyens depuis 2013.