Nouveau vendredi de contestation en Algérie, quelques jours avant le début du ramadan

Les manifestants entendent toujours obtenir le départ de l'ensemble du "système" au pouvoir.

Des participants à la manifestation organisée à Alger (Algérie), vendredi 3 mai 2019.
Des participants à la manifestation organisée à Alger (Algérie), vendredi 3 mai 2019. (RYAD KRAMDI / AFP)

Un mois après la démission du président Abdelaziz Bouteflika, le mouvement de contestation ne faiblit pas en Algérie. De nombreux Algériens se sont rassemblés, vendredi 3 mai, pour la onzième semaine consécutive afin d'obtenir le départ de l'ensemble du "système" au pouvoir. Il s'agit du dernier rassemblement avant le début du mois de ramadan, durant lequel ils entendent continuer de protester pour démentir les craintes d'essoufflement du mouvement.

Plusieurs heures avant le départ prévu du cortège, en début d'après-midi, des dizaines de personnes s'étaient déjà rassemblées sous la pluie devant la Grande poste d'Alger. Le bâtiment est devenu le point de ralliement des manifestations dans la capitale.

Les manifestants redoutent que l'appareil hérité du président déchu, suspecté d'avoir truqué les scrutins depuis deux décennies, gère la transition et organise la présidentielle devant élire son successeur.

Des marches nocturnes envisagées lors du ramadan

En tête des personnalités visées, le chef de l'Etat par intérim, Abdelkader Bensalah, et le Premier ministre, Noureddine Bedoui, deux anciens cadres du régime Bouteflika, extrêmement discrets depuis plusieurs semaines.

"On continuera à marcher durant le ramadan pour exiger une période de transition avec des personnes propres, on ne va rien lâcher", assure un des manifestants à l'AFP.

Pour pallier la fatigue, la faim et la soif de la journée, la plupart des manifestants proposent de déplacer pendant le ramadan les marches le soir, après le "ftor", la rupture du jeûne.