Algérie : le président Abdelaziz Bouteflika a officiellement remis sa démission

Le chef de l'Etat algérien a notifié officiellement au président du Conseil constitutionnel sa décision de mettre fin à son mandat, a appris l'agence de presse algérienne auprès de la présidence de la République.

Abdelaziz Bouteflika, le 27 juin 2012 à Alger (Algérie). 
Abdelaziz Bouteflika, le 27 juin 2012 à Alger (Algérie).  (BILLAL BENSALEM / NURPHOTO / AFP)
Ce qu'il faut savoir

Il n'a pas attendu le 28 avril. Le président de la République algérienne, Abdelaziz Bouteflika, a notifié officiellement au président du Conseil constitutionnel sa décision de mettre fin à son mandat en qualité de président de la République, a appris l'agence de presse algérienne auprès de la présidence de la République. 

"Cette décision que je prends en mon âme et conscience est destinée à contribuer à l'apaisement des coeurs et des esprits de mes compatriotes, pour leur permettre de projeter ensemble l'Algérie vers l'avenir meilleur auquel ils aspirent légitimement", écrit le président démissionnaire."Cette décision procède de mon souci d'éviter que les excès verbaux qui marquent malencontreusement l'actualité ne dégénèrent en dérapages potentiellement dangereux pour la protection des personnes et des biens qui relève des prérogatives essentielles de l'Etat".

Un peu plus tôt dans la soirée, l'armée avait réclamé un départ "immédiat" du président en début de soirée. Dans un communiqué publié un peu avant 20 heures mardi, le chef d'état-major et vice-ministre de la Défense nationale, Ahmed Gaïd Salah, avait estimé qu'"il n'y a plus lieu de perdre davantage de temps et qu'il faut appliquer immédiatement la solution constitutionnelle proposée".

Toujours pas de date pour la présidentielle

Initialement prévue le 18 avril, l'élection d'un nouveau chef de l'Etat a été reportée "pour apaiser les appréhensions qui ont été manifestées", avait fait valoir Abdelaziz Bouteflika dans un message adressé à la nation le 11 mars. Aucune date n'a pour le moment été choisie. Elle doit être organisée dans la période de 90 jours d'intérim.

C'est le président du Conseil de la nation – poste actuellement occupé par Abdelkader Bensalah, 77 ans – qui doit assurer l'intérim durant une période de 90 jours maximum après la démission du président. Si "pour quelque cause que ce soit", la présidence du Conseil de la nation est "vacante", c'est le président du Conseil constitutionnel – actuellement Tayeb Belaiz, 70 ans – qui assume la charge du chef de l'Etat, pour la même période de 90 jours.

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00h00 : Il est minuit. Voici les principaux titres de la journée :

Le président algérien, Abdelaziz Bouteflika, a démissionné. Le chef de l'Etat algérien a notifié officiellement au président du Conseil constitutionnel sa décision de mettre fin à son mandat. Des rassemblements ont eu lieu dans la foulée à Alger.


La Première ministre britannique, Theresa May, annonce qu'elle veut demander un nouveau report du Brexit. Elle tend la main aux travaillistes et dit qu'elle va rechercher avec eux une formule à présenter la semaine prochaine à l'Union Européenne.


Un médecin militaire français est mort lors d’une opération de lutte contre les groupes armés terroristes au Mali, aujourd'hui, annonce l'Elysée.

Rennes décroche sa place en finale de la Coupe de France après un match disputé face à Lyon (3-2).

23h50 : La France est confiante dans la poursuite d'une "transition démocratique" en Algérie, annonce le ministre des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian.

23h45 : "Le système va essayer par tous les moyens de créer des diversions, mais le peuple est conscient de ces manœuvres-là (...) c'est la première fois de son histoire que le peuple tient le régime à la gorge. Il ne va pas le lâcher".

"J'étais convaincu qu'il n'y aurait pas de 5e mandat", a réagi l'écrivain algérien, Yasmina Khadra, après l'annonce de la démission du président algérien.

23h30 : Des premiers cris de joie à Alger, après la démission d'Abdelaziz Bouteflika.







(RYAD KRAMDI / AFP)

22h47 : Un concert de klaxons a accueilli la nouvelle de la démission de d'Abdelaziz Bouteflika à Alger, et des Algérois ont commencé à se rassembler sur le parvis de la Grande poste, épicentre de la contestation, en plein centre de la capitale.

21h11 : Le gouvernement ne peut être ni démis ni remanié avant l'élection d'un nouveau président de la République. Si le Premier ministre est candidat à la présidentielle, il est automatiquement démissionnaire et remplacé par un membre du gouvernement désigné par le chef de l'Etat par intérim.

21h11 : Une élection présidentielle doit être organisée au cours de cette période de 90 jours, selon la Constitution. Le chef de l'Etat par intérim ne peut être candidat à cette élection.

21h08 : Que va-t-il se passer maintenant ? A la démission du chef de l'Etat, le Conseil constitutionnel se réunit "de plein droit", c'est-à-dire de sa propre initiative. Il constate alors, à la majorité de ses membres, "la vacance définitive de la présidence". Il communique "immédiatement l'acte de vacance définitive" au Parlement, dont les deux Chambres, l'Assemblée populaire nationale et le Conseil de la Nation, se réunissent de "plein droit".

21h07 : Bonjour @anonyme. C'est le président du Conseil de la nation, poste actuellement occupé par Abdelkader Bensalah, 77 ans, qui assure alors l'intérim durant une période de 90 jours maximum, selon la Constitution.

21h04 : Et qui est au pouvoir désormais?

21h01 : Quelques heures avant l'annonce de la démission d'Abdelaziz Bouteflika, le chef d'état-major des forces armées, le général Ahmed Gaed Salah, avait demandé que le président de la République soit, sans attendre, déclaré inapte à diriger le pays.

21h01 : Âgé de 82 ans, de santé fragile depuis son AVC en 2013, Abdelaziz Bouteflika était à la tête du pays depuis vingt ans. Sous la pression de la rue, il avait renoncé en mars à briguer un cinquième mandat et avait annoncé le report sine die de l'élection présidentielle normalement prévue ce mois-ci.

20h56 : "Le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, a notifié officiellement au président du Conseil constitutionnel, sa décision de mettre fin à son mandat en qualité de président de la République", a appris l’Agence de presse officielle auprès de la présidence de la République.

20h55 : Le président algérien, Abdelaziz Bouteflika, a démissionné.

20h16 : L'armée algérienne considère comme non authentique le communiqué de la présidence ayant annoncé, lundi, la démission du président Abdelaziz Bouteflika avant la fin de son mandat, le 28 avril. L'armée estime que ce communiqué n'émane pas du chef de l'Etat mais "d'entités non constitutionnelles et non habilitées", non nommément citées.

20h00 : Il est 20 heures. Voici les principaux titres de la journée :

La Première ministre britannique, Theresa May, annonce qu'elle veut demander un nouveau report du Brexit. Elle tend la main aux travaillistes et dit qu'elle va rechercher avec eux une formule à présenter la semaine prochaine à l'Union Européenne.


L'armée réclame un départ "immédiat" du président Abdelaziz Bouteflika. Cette déclaration de l’armée intervient au lendemain d’un communiqué de la Présidence annonçant une démission de Abdelaziz Bouteflika avant la fin de son mandat, le 28 avril prochain.


• La ministre des Solidarité et de la Santé ,Agnès Buzyn, est arrivée au Lherm (Haute-Garonne), où une probable intoxication alimentaire dans un établissement pour personnes âgées a provoqué le décès de cinq résidents. L'enquête se poursuit.


Le grand débat national s'invite sur les bancs de l'Assemblée nationale. Les députés débattent aujourd'hui et demain sur les quatre grands thèmes de la consultation nationale. Explications.

19h58 : "Etant le fils du peuple et partant de la responsabilité historique qui m'incombe, je ne pourrai que m'aligner sur ce peuple dont la patience n'a que trop duré et qui a tant souffert des différentes épreuves. Car il est temps pour qu'il recouvre ses droits constitutionnels légitimes et sa pleine souveraineté."

Le chef d'état-major et vice-ministre de la Défense nationale, Ahmed Gaïd Salah a réclamé le départ immédiat du président Abdelaziz Bouteflika. Cette sommation de l’armée est "claire et irrévocable" selon le communiqué.

19h40 : Cette déclaration de l’armée intervient au lendemain d’un communiqué de la Présidence annonçant une démission de Abdelaziz Bouteflika avant la fin de son mandat, le 28 avril prochain.

19h39 : "Nous estimons qu'il n'y plus lieu de perdre davantage de temps et qu'il faut appliquer immédiatement la solution constitutionnelle proposée, a déclaré le chef d'Etat-Major et Vice-Ministre de la Défense Nationale, Ahmed Gaïd Salah. Nous soutiendrons le peuple jusqu'à ce que ses revendications soient entièrement et totalement satisfaites."

19h37 : L'armée réclame un départ "immédiat" du président Abdelaziz Bouteflika

16h13 : Plusieurs centaines d'étudiants ont défilé dans le calme à Alger pour réclamer la démission immédiate du président Abdelaziz Bouteflika et un changement de régime politique. Hier, la présidence a annoncé que le chef de l'Etat démissionnerait avant la fin de son mandat qui expire le 28 avril. Les dirigeants du mouvement de contestation n'ont pas encore réagi à cette annonce.




RYAD KRAMDI / AFP

12h21 : Certains Algériens restent dubitatifs après la démission programmée d'Abdelaziz Bouteflika. "Ils ne veulent pas d’une succession organisée mais plutôt d’une transition négociée", analyse sur franceinfo le politologue Hasni Abidi, directeur du Centre d'études et de recherche du monde arabe et méditerranéen (Cermam). Voici son entretien en intégralité.

11h12 : "Qu'il démissionne ou pas, c’est pareil". Le départ de Bouteflika ne suffit pas aux Algériens qui manifesteront à nouveau vendredi contre le pouvoir en place. "C’est un film, c’est un scénario. Depuis plus d'un mois, ils sont en train de gagner du temps", estime un habitant que franceinfo a rencontré à Alger.

Un manifestant à Alger (Algérie) contre la présidence d\'Abdelaziz Bouteflika le 22 mars 2019. 


(RYAD KRAMDI / AFP)