Algérie : l'après-Bouteflika

Mardi 2 avril dans la soirée, le président algérien Abdelaziz Bouteflika a remis sa démission. Le peuple attend cependant la suite et veut des élections pour choisir son prochain président.

Dans les rues d'Alger (Algérie) flotte un parfum de victoire du côté de la population. Mardi 2 avril, le président Abdelaziz Bouteflika a remis sa démission au Conseil constitutionnel, une scène immortalisée par les caméras de la télévision algérienne. "C'est comme si on obtenait notre indépendance à nouveau", s'écrie une manifestante. Cela faisait 20 ans que Bouteflika régnait sur l'Algérie, mais il n'avait plus le choix. Dans la soirée, le chef d'état-major de l'armée, un soutien de longue date, lui avait demandé de démissionner au plus vite.

Un produit du régime pour assurer l'intérim

Mais ce n'est pas encore suffisant pour le peuple algérien, qui demande désormais le départ de Saïd Bouteflika, le frère de l'ancien président et conseiller de l'ombre dont on dit qu'il est le véritable dirigeant du pays. "On a donné notre confiance à l'armée, elle n'a pas intérêt à nous trahir : on veut choisir nous-mêmes notre prochain président", demande un manifestant. En attendant, c'est un produit du régime, Abdelkader Bensalah, qui est chargé d'assurer l'intérim et d'organiser des élections.

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Des manifestants algériens décrochent un portrait du président Abdelaziz Bouteflika, le 22 février 2019, à Alger.
Des manifestants algériens décrochent un portrait du président Abdelaziz Bouteflika, le 22 février 2019, à Alger. (RYAD KRAMDI / AFP)