Crash d'avion au Mali : il sera "très difficile" de récupérer les corps

"Il est difficile de récupérer quoi que ce soit" sur les lieux du crash, selon l'armée burkinabè, vendredi 25 juillet. 

Le président burkinabè Blaise Compraoré sur les lieux du crash du vol AH 5017, vendredi 25 juillet 2014, dans le nord du Mali. 
Le président burkinabè Blaise Compraoré sur les lieux du crash du vol AH 5017, vendredi 25 juillet 2014, dans le nord du Mali.  (DIRCOMPF / AFP)

La désintégration de l'avion qui s'est écrasé au Mali rend délicat le travail des enquêteurs attendus sur le site du crash du vol AH 5017, samedi 26 juillet. Parmi eux, vingt gendarmes et policiers français, de même qu'une équipe du Bureau d'enquêtes et d'analyses (BEA) français. Ils doivent notamment s'atteler à l'identification des victimes, une tâche qui s'annonce difficile.

En effet, "il est aujourd'hui difficile de pouvoir récupérer quoi que ce soit, et même pour les corps des victimes", estime le général Gilbert Diendiéré, chef d'état-major particulier à la présidence burkinabè. "Je pense qu'il est très difficile de pouvoir les récupérer parce que nous avons vu seulement des morceaux de chair humaine qui jonchaient le sol." Le problème de l'identification des corps et de leur rapatriement doivent être évoqués lors de la réunion du quai d'Orsay, samedi à 10 heures.

Des débris concentrés sur une distance de 500 mètres

Avec lui, une délégation du président burkinabè Blaise Compaoré s'est rendue vendredi après-midi dans la zone de Gossi. "Les débris étaient éparpillés sur une distance de 500 mètres mais nous avons constaté que cela est dû au fait que l'avion s'est écrasé d'abord (au) sol et a certainement dû rebondir pour aller plus loin."

Comme le montrent les images obtenues par France 2, des images tournées sur le site par des soldats burkinabè et français montrent des débris métalliques difficilement identifiables, éparpillés sur des dizaines de mètres, avec des flaques d'eau par endroits.