Algérie : l'ex-président Abdelaziz Bouteflika inhumé avec moins d'honneurs que ses prédécesseurs

L'exposition de sa dépouille au Palais du peuple à Alger, annoncée initialement, a été annulée.

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Les forces de sécurité algériennes accompagnent le cercueil de l'ancien président Abdelaziz Bouteflika au cimetière d'El-Alia dans la capitale Alger, le 19 septembre 2021. (RYAD KRAMDI / AFP)

Abdelaziz Bouteflika a été inhumé, dimanche 19 septembre, au carré des martyrs du cimetière d'El Alia à Alger, réservé aux héros de la guerre d'indépendance. Mais l'ex-président algérien a eu droit à moins d'honneurs que ses prédécesseurs. Chassé du pouvoir en 2019 après vingt ans à la tête de l'Algérie, il s'est éteint vendredi à l'âge de 84 ans.

L'exposition de sa dépouille au Palais du peuple à Alger, annoncée initialement, a été annulée. Pourtant, ce bâtiment d'apparat avait fait l'objet de préparatifs pour un tel recueillement en présence de hauts dignitaires du pays. Les corps des prédécesseurs de Bouteflika et même son ex-chef d'état-major Ahmed Gaïd Salah ont tous été exposés dans ce Palais avant d'être enterrés.

Un véhicule blindé couvert de fleurs

Le cortège funèbre a parcouru une trentaine de kilomètres entre la région de Zeralda, dans l'ouest d'Alger, où vivait l'ex-président depuis un accident vasculaire cérébral en 2013, et le cimetière d'El Alia, situé à une dizaine de kilomètres du centre-ville.

Selon des images de la télévision El Hayet TV, la dépouille a été portée sur un affût de canon tiré par un véhicule blindé couvert de fleurs. Outre son successeur Abdelmadjid Tebboune, les membres du gouvernement et des diplomates étrangers étaient présents au cimetière.

Un ex-président à l'image ternie

Au terme de plusieurs heures de flottement sans réaction officielle au décès de l'ex-président, le président Abdelmadjid Tebboune, qui fut Premier ministre sous Bouteflika, a décrété la mise en berne du drapeau national "pendant trois jours", pour honorer "le moudjahid (combattant de l'indépendance) Abdelaziz Bouteflika".

Ces atermoiements illustrent, selon les observateurs, des craintes de manifestations hostiles contre un ex-président à l'image ternie.

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