Les pics de pollution à Paris comparables au tabagisme passif

Selon "Le Monde", respirer l'air parisien le 13 décembre 2013 équivalait à se trouver dans une pièce de 20 m2 occupée par huit fumeurs.

Le ballon de Paris, dans le 15e arrondissement de la capitale, le 4 août 2014.
Le ballon de Paris, dans le 15e arrondissement de la capitale, le 4 août 2014. (BERTRAND GUAY / AFP)
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La nouvelle a de quoi faire tousser. Le Monde relaie, lundi 24 novembre, des chiffres du ballon de Paris qui enregistre la pollution dans la capitale. Ainsi, "le 13 décembre 2013, les rues de Paris étaient aussi polluées qu’une pièce de 20 m2 occupée par huit fumeurs", écrit le journal. Respirer l'air de la ville serait aussi nocif que le tabagisme passif, selon Le Monde.

Depuis 18 mois, le ballon de Paris analyse en continu, au moyen d'un rayon laser, les nanoparticules dans l'air. Des données plus précises que celles d'Airparif, qui utilise des stations au sol. Le ballon "pèse les particules et caractérise 'l’empreinte' de la pollution, pour déterminer notamment si elle est carbonée", explique le journal.

Deux pics en décembre 2013 et mars 2014

Ces particules sont considérées comme cancérigènes. Les plus exposés sont les enfants (aux poumons immatures et dont les narines sont à hauteur de pots d'échappement), les personnes âgées (dont l'organisme est moins apte à se défendre) ainsi que les femmes enceintes et les personnes souffrant de maladies respiratoires telles que l'asthme.

Le ballon a enregistré deux pics, en décembre 2013 et en mars 2014. La première fois, le pic a été causé par le trafic routier et le chauffage au bois de la région parisienne, alors que la deuxième, des polluants sont venus de zones géographiques plus éloignées.