Orages : dégâts, coupures d'électricité, trains bloqués... Le bilan des intempéries qui ont frappé de nombreux départements

Article rédigé par
France Télévisions
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 5 min.
L'église de Saint-Nicolas de Bourgueil (Indre-et-Loire), dont le clocher s'est effondré sur le passage d'une tornade, le 19 juin 2021. (GUILLAUME SOUVANT / AFP)

Jusqu'à 51 départements ont été en vigilance orange samedi en fin de journée, principalement dans le nord, l'est et le centre de la France.

C'est la suite logique des fortes chaleurs de la semaine : de violents orages ont frappé une partie de la France ces derniers jours, en particulier samedi 19 juin. Météo France avait placé une grande partie du territoire en vigilance orange. Au total, 60 départements ont été concernés entre samedi et dimanche (jusqu'à 51 simultanément), du Lot-et-Garonne à la Moselle, et de l'Orne à la Haute-Savoie. Ils étaient encore 28 concernés dimanche à 10 heures, dans la moitié est du pays. La vigilance orange est censée durer jusqu'à 3 heures du matin, lundi.

>> Suivez la suite des intempéries et leurs conséquences dans notre direct.

Cet épisode orageux, "précoce" selon un expert interrogé par franceinfo, a été marqué, samedi, par des chutes de grêle, des pluies intenses et de violentes rafales de vent. Elles ont par exemple été mesurées à 137 km/h à Meaux (Seine-et-Marne), 129 km/h à Clamecy (Nièvre), et 131 km/h à Mont-Saint-Vincent (Saône-et-Loire). La journée a été "la plus foudroyée" de 2021 selon Météo France, avec 44 000 impacts. Les mêmes phénomènes sont attendus dimanche. Si aucune victime n'est à déplorer, ces intempéries ont fait des dégâts par endroits.

Des dégâts matériels et des images marquantes

A Saint-Nicolas-de-Bourgueil (Indre-et-Loire), une tornade s'est formée samedi après-midi et a détruit le clocher de l'église du village, qui s'est effrondré dans la nef. On le voit sur la vidéo postée par un habitant sur Facebook. Le toit de la salle des fêtes a également été emporté, et une cinquantaine de bâtiments et des vignobles ont été endommagés, selon le maire de cette commune proche de Saumur, Sébastien Berger.

A Alfortville (Val-de-Marne), commune de l'est parisien, le maire, Luc Carvounas, a annoncé son intention de demander la reconnaissance de l'état de catastrophe naturelle. Joint par franceinfo, il explique qu'un "toit de 600 m2 s'est soulevé et a percuté l'immeuble d'en face", que "des balcons sont tombés" et décrit sa commune comme "un champ de guerre". Deux palais des sports de la ville "sont aujourd'hui impraticables" et des habitants ont leur logement ou leur cave inondés. Deux personnes ont été blessées, sans gravité, ajoute-t-il. Un photographe amateur témoigne aussi de dégâts dans la commune voisine de Choisy-le-Roi.

Non loin de là, en Seine-et-Marne, les intempéries ont également provoqué des inondations, notamment dans plusieurs commissariats immortalisés par la branche locale du syndicat Unité SGP Police.

A Pecquencourt (Nord), la foudre a frappé une maison, dont la toiture s'est effrondrée. Heureusement après que ses occupants, un couple de retraités, ont pu prendre la fuite, rapporte France Bleu Nord.

Plus à l'Est, dans la Marne, les pompiers sont intervenus 350 fois pour des chutes d'arbres, des inondations et des dégâts sur les toitures. Les images de journalistes de France Bleu Champagne et du Figaro donnent une idée de la violence de l'orage à Reims. Des photographes amateurs en ont profité pour prendre des clichés impressionnants.

Dans plusieurs communes du Doubs, ce sont d'énormes grêlons qui se sont abattus et ont endommagé des véhicules et des habitations, rapporte France 3 Bourgogne Franche-Comté. En témoignent notamment les photos prises à Vercel-Villedieu-le-Camp par un compte Facebook de passionnés de la météo, Météo Franc-comtoise.

Une précedente vagues d'orages s'était abattue sur le Sud-Ouest vendredi. Un enfant de 3 ans a notamment été gravement blessé à la tête par la chute d'un arbre sur une voiture à Saint-Sulpice-la-Pointe, dans le Tarn, et a dû être hospitalisé.

Des foyers privés d'électricité

Samedi, 15 000 foyers ont été privés d'électricité selon le décompte d'Enedis, répartis entre l'Ile-de-France, le Centre-Val-de-Loire, l'ancienne région Champagne-Ardennes et la Dordogne. Environ 5 000 clients étaient encore touchés dimanche matin, principalement dans la Marne, la Seine-et-Marne et l'Aisne.

Les "équipes interviennent sur le terrain, avec des accès parfois difficiles liés à la présence d’arbres couchés sur les routes", explique le gestionnaire du réseau. Qui rappelle qu'il ne faut "jamais toucher un fil à terre" et "signaler tout incident ou anomalie à Enedis via le numéro 09 726 750", suivi des deux chiffres de son département.

Le trafic ferroviaire perturbé

La violence des intempéries dans l'est de la région parisienne a également affecté le trafic des trains. Si les lignes TGV n'ont pas été touchées, la ligne "classique" entre Paris et Strasbourg a subi des dégâts entre Meaux (Seine-et-Marne) et Château-Thierry (Aisne), ainsi que celle entre Paris et Mulhouse, entre Nogent-sur-Marne (Val-de-Marne) et Gretz (Seine-et-Marne). "Une trentaine d'arbres" sont tombés sur les voies et sur des caténaires, et deux talus se sont effondrés, a détaillé la SNCF, qui prévoyait un retour à la normal du trafic en fin de matinée.

En Ile-de-France, le trafic de la ligne P du Transilien et des lignes D et E du RER était interrompu dimanche matin, "en raison des conditions climatiques", prévient le site de la RATP. La reprise est prévue à midi pour le Transilien et le RER E, à minuit pour le RER D.

Prolongez votre lecture autour de ce sujet

tout l'univers Météo

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.