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Tempête Gloria : la ville de Trèbes, durement touchée en octobre 2018, était "en ordre de bataille" dès mercredi matin et "mieux préparée", selon son maire

À la mi-journée, le département de l'Aude était toujours jeudi placée en vigilance rouge aux inondations.

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Radio France
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Le maire de Trèbes Eric Menassi le 30 novembre 2019 à Paris (photo d'illustration). (DANIEL PIER / NURPHOTO)

La ville de Trèbes (Aude) était "en ordre de bataille" dès mercredi 22 janvier pour faire face à la tempête Gloria, et "mieux préparée" que lors des inondations meurtrières du 15 octobre 2018, a expliqué le maire de la commune Eric Ménassi, invité de franceinfo jeudi 23 janvier. "Contrairement à l'épisode de 2018, nous avons eu un modèle météo radicalement différent aujourd'hui", a-t-il poursuivi.

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"La nuit dernière a été compliquée", reconnaît l'élu mais loin de ce qu'a connu la commune il y a un peu plus d'un anL'Aude avait été frappée le 15 octobre 2018 par des inondations qui avaient tué 14 personnes, dont six à Trèbes, près de Carcassonne. "L'épisode de 2018 s'est caractérisé par son côté imprévisible et insurmontable, indique Eric Ménassi. Il s'est abattu sur la ville de Trèbes en quelques heures des trombes d'eau comme jamais il ne s'était abattu sur notre ville." 

Le "traumatisme" de 2018

"Ce côté imprévisible n'est pas apparu dans l'épisode que nous avons aujourd'hui : il y a eu une explication, une pédagogie, une information de la part des services de la préfecture, du Sdis, des services de Météo France", continue le maire. "Ces explications nous ont permis de pouvoir nous mettre en ordre de bataille pour être mieux préparés et surtout pour informer la population, chose qui était complètement impossible en 2018, parce qu'en 2018 nous ne savions pas ce qui allait se passer", souligne Eric Ménassi.

L'Aude est toujours placée en vigilance rouge aux inondations jeudi à la mi-journée. "Les précipitations très importantes sur la haute vallée font que l'Aude monte en charge très rapidement, indique le maire, mais nous avons cette capacité par Vigicrues, par toutes les informations que nous avons en amont, de pouvoir anticiper cette montée et de faire en sorte que l'information circule très vite. D'ailleurs, mes élus sont sur le terrain depuis ce matin et informent la population".

"Lorsque vous vivez un traumatisme aussi fort que celui de 2018, vous avez des traces psychologiques qui existent dans la population, et vous vous devez à la fois de préserver cette population, au travers d'une information cohérente, et éviter de donner un sentiment de panique", a ajouté Eric Ménassi.

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