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Vidéo Quatre pays à l'épreuve du réchauffement climatique, l'Australie, la Russie, le Liban et l'Italie

Publié Mis à jour
Article rédigé par
Grégory Plesse, Claude Bruillot, Aurélien Colly, Bruce de Galzain et Jean-Marc Four - franceinfo
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Chaque semaine dans "le monde en face", une même actualité vue par quatre correspondants de franceinfo. Aujourd'hui, direction l'Australie, la Russie, le Liban et l'Italie pour voir les effets du réchauffement climatique dans ces pays. 

Cinq ans après l'Accord de Paris sur le climat, la situation continue de se dégrader. Les émissions de gaz à effet de serre ont encore battu des records l'an dernier. Les événements climatiques extrêmes, inondations, feux de forêt continuent de se multiplier et le mois de novembre 2020 a été le plus chaud jamais enregistré. Cette semaine, nous vous emmenons aux quatre coins de la planète pour voir si ce réchauffement est perceptible partout. Direction l’Australie, la Russie le Liban et l’Italie.

En Australie, le mois de novembre 2020 a été le plus chaud jamais enregistré. Mais par contre, sur l'ensemble de l'année, il a fait globalement un peu plus froid et surtout, il a plu beaucoup, et plus qu'au cours des années précédentes. En revanche, ça continue de chauffer dans l'océan Pacifique. La Grande barrière de corail en est la principale victime. Et jusqu'à présent, le gouvernement australien fait preuve d'une ambition extrêmement limitée pour limiter son empreinte carbone.

En Russie, le mois de novembre 2020 a aussi été le plus chaud jamais enregistré. En particulier en Sibérie, avec des effets en chaîne sur la faune et la flore. Ce qui sensibilise le plus actuellement, c'est le sort réservé à la faune arctique, et notamment cette vie bouleversée des fameux ours polaires. Avec la hausse des températures, en effet, en ce début d'hiver, la glace de mer s'est formée moins rapidement et surtout en moins grande quantité. 

Au Liban, les températures élevées font une victime emblématique, le symbole du pays : le cèdre. Ces arbres, majestueux autrefois, recouvraient l'essentiel des montagnes du pays. Mais après des siècles d'exploitation du bois, il ne reste aujourd'hui qu'une dizaine de spécimens millénaires et quelques forêts où l'arbre est protégé. Les cèdres sont protégés de l'abattage, mais pas du réchauffement climatique. Le tueur est un insecte qui vivait autrefois sous terre en profondeur mais qui est remonté ces dernières années à la surface, à cause de la hausse des températures, et qui dévore littéralement ce trésor national.

En Italie, qui s'apprête à présider en 2021 la COP 26 avec le Royaume-Uni, les événements climatiques extrêmes se multiplient et le pays n'est pas prêt à les affronter. Les ponts s'écroulent, les coulées de boue emportent des routes et des maisons. Et cela va en s'empirant depuis ces dix dernières années, selon la Ligue de l'environnement italienne. Le problème, c'est la prévention. En Italie, on dépense six fois moins dans la prévention que pour réparer les dégâts.

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